les oreilles grandes ouvertes

Posts Tagged ‘rock’

Goldwave

In Albums, Coups de coeur on 02/12/2012 at 23:06

Mélodies d’hiver

goldwave night lights

Avec la chute des températures, le nouvel EP de ce groupe originaire de Caen ne pouvait pas mieux tomber.

Sorti chez Deux Minutes Trente, Night Lights (à écouter en intégralité sur le player ci-dessus) s’ouvre sur la piste du même nom, sorte de pont qui nous conduit jusqu’à l’entrée de leur monde. On le distingue au loin, sombre et hanté. La suite, c’est une grand messe solitaire, dans une immense salle voûtée parcourue de courants d’air. Au centre, le quintet fait vibrer ses guitares, convoquant tour à tour Radiohead, U2, Foals, Alt-J.

A déguster accompagné d’un verre de vin chaud.

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Bailiff

In Albums, Coups de coeur on 24/04/2012 at 21:35

Dans les profondeurs de Chicago

Bailiff, c’est comme une plongée dans un Chicago où se mêleraient encore usines fumantes du siècle passé et gratte-ciels rutilants, symboles d’un tout nouveau capitalisme. Ce serait le Chicago souterrain, nocturne, sombre. Le Chicago des caves aux murs un peu sales, recouverts d’affiches, qui foisonnent et résonnent de musiques en tous genres…

Josh Siegel, Ren Mathew et Owen O’Malley font ce que j’appellerais du rock intelligent (et je ne dis pas ça parce qu’ils jouent aux échecs sur la photo). Grosses guitares, gros clavier, basse bien grasse… c’est du gros son, c’est sûr, mais écrit et enregistré avec subtilité. Et même si le groupe s’est formé récemment, il y a une impressionnante maturité dans leurs compositions et leur jeu. On est bien loin du pop/rock adolescent que certains s’acharnent encore à faire aujourd’hui! Seul petits bémols, le chant  un peu trop classique (moins d’effets ne ferait pas de mal), et peut-être quelques longueurs sur certains morceaux.

Leur premier album, sorti en juin 2011, s’intitule Red Balloon. Il est noir, poignant. J’aime particulièrement: la piste d’ouverture « Cricket » et ses choeurs inquiétants, sa guitare qui pleure comme un violon et ses percussions sourdes, « Everyday Fire », à contretemps, « Eventually », balancée et entêtante, « Curtains », au rythme soul/hip hop et aux guitares qu’on jurerait entendre chanter, « Red Ballon », pause à deux voix avec un refrain tout à fait pop (j’aurais bien vu une voix féminine pour donner encore plus de relief). A écouter en intégralité sur le player ci-dessous.

Similarités avec: Hooray for Earth, These New Puritans, Empires, New York Rivals, Broken Bells


« Emptied Out » en session HearYa Live

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M83

In Albums, Groupes favoris on 09/10/2011 at 18:19

La tête dans les étoiles

Aujourd’hui projet d’Anthony Gonzales, M83 porte le nom d’une galaxie, et ce n’est pas un hasard : il y a quelque chose de grand et de magique dans sa musique, et ce ne sont pas Pitchfork ou Tsugi qui me contrediront.

C’est grâce à naïve et GetDaSound que j’ai découvert cet artiste hors du commun le mois dernier. « Midnight City », première chanson que j’ai entendue, a été une véritable révélation. Je la télécharge immédiatement (ça tombe bien, c’était gratuit!). En marchant sur les pavés dans le soleil parisien, mon casque sur les oreilles, c’est tout simplement l’extase.

Depuis, j’ai pu écouter Hurry Up We’re Dreaming, le nouvel album (ou plutôt double-album) qui sortira le 17 octobre prochain, et je n’ai pas été déçue. En un mot : grandiose! Synthés, sons électroniques, piano, cuivres, M83 ne fait pas dans la demi-mesure. En fait, comme avec Sparkadia aujourd’hui réduit à son chanteur, on a du mal à penser cette oeuvre comme le fruit d’un projet individuel. C’est trop complet, trop multiple ; comme si on s’aventurait au-delà de l’humain.

Sur les 22 pistes du double-album, on trouve une dizaine de morceaux chantés, entre lesquels s’intercalent de courtes pauses musicales plus ambient, pour former un ensemble solide et uni. De ce voyage intergalactique, je retiens 9 moments forts :
« Midnight City », au refrain hallucinant et orgasmique. C’est un décollage parfait, on est collés à notre siège.
« Reunion ». Stabilisation de la vitesse sans perdre en puissance sonore… On file à travers l’espace.
« Wait », poignante de douceur et de simplicité. Moment nostalgique. Sans comprendre les paroles, j’imagine une réflexion sur la possibilité d’un voyage sans retour.
« Raconte-moi une histoire », rêve poétique d’un enfant peuplé de grenouilles.
« Claudia Lewis ». Nouvelle accélération, avec une basse très présente.
« OK Pal », et son irrésistible mélodie « feel good ».
« Splendor », calme et hantée par de nombreuses voix et choeurs. Une atmosphère quasi-religieuse.
« Steve McQueen », à l’énergie posée. On sent comme une impatience juste retenue de rentrer chez soi.
« Outro », le retour, lent, vers la Terre ; parmi les humains.
Et c’est la fin. On frissonne, on a un sourire. Et puis on retourne à ses occupations, des étoiles dans les yeux.

Si vous n’avez pas pu acheter de billets pour son concert [complet] à la Gaité Lyrique le 30 novembre prochain, séance de rattrappage à la Cigale le 15 mars 2012!

« Midnight City »

Similarités avec : Awolnation

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The Chemist

In Concerts, Groupes favoris, News on 20/06/2011 at 08:51

Science ou sorcellerie?

Dire que j’ai été impressionnée par la qualité de ce groupe, dont je n’avais même pas écouté un morceau avant de venir au concert au Hi-Fi en mai dernier est un bel euphémisme. En fait, c’est carrément une des meilleures surprises que j’ai jamais eues en live! Leur prestation en un mot: folle. Une gifle en pleine figure. Aussi à l’aise sur l’expérimental que le mélodique, l’amère douceur ou l’énergie débridée, The Chemist (à ne pas confondre avec les anglais de The Chemists) captent le public grâce à la voix de Benjamin Witt qui a juste ce qu’il faut d’éraillé, et à un jeu sans faille.

Le groupe est originaire de Perth, sur la côte Ouest australienne. Une ville à l’écart, mais qui est paradoxalement un véritable hub musical. C’est là-bas qu’ont débuté les Birds of Tokyo, John Butler Trio ou encore Eskimo Joe. C’est aussi là-bas que se déroulent le V Festival et Southbound Festival, et le Big Day Out et Soundwave Festival y font leur arrêt annuel.

Un peu rebelle (« De toute façon c’est pas comme si vous connaissiez nos chansons! »), The Chemist se prennent au sérieux sans se croire au-dessus du lot. Pourtant, ils le sont… et largement. Mélangeant percussions hypnotisantes, rythmes parfois venus d’Europe de l’Est, ils créent un monde irréel. Etrange, sombre, toujours changeant ; sans limite. En film, ce serait l’Imaginaire du Docteur Parnassus. En image, une roulotte de cirque brinquebalante, perdue au milieu de nulle part.

Le quatuor a sorti deux EP en 2010, Lullabies (pochette claire) et The Wolves Howls Shatter The Old Glass Moon (pochette noire). Lullabies porte un nom trompeur: il n’y a en réalité qu’une seule piste que l’on pourrait décemment chanter à un enfant pour l’endormir, « When The Morning Comes ». Et ce n’est pas la seule surprise pour l’auditeur. On se rend vite compte en écoutant le CD que le groupe cultive un véritable goût pour le contraste et l’innatendu, brouillant sans cesse les pistes. Sur « Sweet Dreams », la voix tremblante de Benjamin entourée d’étranges bruits métalliques donne une toute autre couleur aux paroles pourtant tout à fait innocentes, et semble plus propice aux cauchemards qu’aux « beaux rêves ». Au contraire, la dernière, malgré un titre plutôt morbide (« As Deep As Death »), a un parfum d’été avec ses cuivres et son rythme balancé. Enfin, leur single « Mercy », qui ouvre le bal, débute sur un air de boîte à musique, mais se change très vite en hymne pop/rock au refrain entêtant. Le deuxième EP, plus rock excepté la triste « Find My Way Back Home », s’intitule The Wolves Howls’ Shatter The Old Glass Moon. On y retrouve cinq morceaux aux inspirations variées, qui vous convaincront définitivement du talent fou de ces Australiens encore méconnus, entre scientifiques et sorciers.

Téléchargez gratuitement « YYY » sur leur page Triple J (vous trouverez aussi des démos de « Stars » et « Don’t Look Down », mais écoutez plutôt les versions finales qui sont sur l’album).

A écouter: « Don’t Look Down », « Lullaby #1 (Mercy) », « Things Have Changed », « As Deep As Death »

Très beau clip de « Lullaby #1 (Mercy) »

Similarités avec: Forgive Durden, Kiss Kiss, Queen, Panic at the Disco en version sombre

Lullabies

1. Lullaby #1 (Mercy
2. When The Morning Comes
3. Sweet Dreams
4. As Deep As Death

The Wolves’ howls shatter the old glass moon

1. End Of July
2. Stars
3. Things Have Changed
4. Don’t Look Down
5. Find My Way Back Home

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Sparkadia

In Albums, Concerts, Coups de coeur on 12/04/2011 at 02:01

L’Homme qui était plusieurs

Pourquoi ce titre? Parce que même si ce groupe se résume aujourd’hui au seul chanteur Alex Burnett, ça ne sonne absolument pas comme l’oeuvre d’un artiste solo : il se dégage des chansons une étrange multiplicité, comme si les anciens membres du groupe étaient encore présents, dans l’ombre.

Sparkadia vient d’Australie. Je l’ai découvert la semaine dernière sur un blog du site de triple j’s, radio et magazine australien dénicheur de talents.  Il définit sa musique comme de la pop, et c’est vrai qu’on peut penser à des artistes comme Oh, Land ou Coldplay en l’écoutant, mais je trouve qu’elle se rapproche aussi beaucoup du genre de rock posé que font The Temper Trap ou The National. Quelque chose de grandiose sans être grandiloquent, avec synthétiseurs et voix qui résonne.

Enregistré à Londres, ce nouvel album intitulé The Great Impression succède au premier opus collectif, Postcards, qui était plus léger. Un remarquable effort, lisse et poli comme un coquillage marin. A écouter en intégralité sur grooveshark.

J’ai été à son/leur concert – complet – au Hi-Fi à Brisbane vendredi dernier. Je mentirais en disant que je n’ai pas trouvé ça extra… mais en même temps je me demande un peu comment j’ai pu autant aimer. Tentative d’explication avec les points négatifs de la soirée :
a) son air « je-sais-que-vous-m’aimez-tous-et-c’est-bien-normal ». Fausse impression peut-être, je n’en sais rien, mais impression quand même. Sans doute due en partie à son style vestimentaire, costume noir et col serré, entre curé et croque-mort : pour le coup on avait devant nous exactement le même bonhomme que celui du clip de « Talking Like I’m falling downstairs »! Les Australiens ont eu l’air d’aimer cette image de gourou innaccessible. Moi, j’ai du mal! Au moins, ça m’a fait vraiment apprécier les deux moments où il a souri, à la fin du concert…
b) obectivement parlant, pas tellement de performances époustouflantes au niveau musical ou visuel.
c) un manque cruel de surprises en tout genres.

Un concert très (trop?) bien ficelé, donc. Mais pourtant, aussi paradoxal que ça puisse paraître, ça a complètement marché, et j’ai été transportée! Parce que ces mélodies qui filent vers nous comme des étoiles, parce que ce synthé électrisant, parce que « Mary ». Je n’ai pas été déçue par sa version live, ça a été un des moments forts du concert… avec « China », explosive, fantastique (j’en ai encore des frissons). Et qui s’arrête aussi sec. C’est toujours impressionnant de se rendre compte que vivre en live une chanson peut changer à jamais la perception qu’on en a. Mes autres coups de coeur :  « Too much to do », lumineuse, « Jealousy » et « Love less love », reprises en choeur par un public aux anges… Honorable Mention pour la légère « Morning Light », qui me fait bizarrement penser à « Longview » de Green Day avec son « he sits here all alone, waiting for something to happen » et ses guitares rythmiques.

Pour ce qui était des autres groupes ce soir là, les Operator Please ont sans surprise largement surpassé Alpine, avec une bonne présence scénique et des morceaux qui décoiffent. Possible que j’écrive un article complet sur eux bientôt!

« Mary »

Clip de « China »

Clip de « Talking Like I’m Falling Downstairs »

facebooksoundcloud (plein de remixes sympas!)

 

After Midnight Project

In Groupes favoris on 31/10/2010 at 17:32

Rock nocturne

Vous les voyez baillonés, incapables de parler. Le contraste est de taille quand on connaît leur son dévastateur.

La violence est certes assumée, mais elle n’est pas banalisée. On sent dans leurs chansons la nécessité. Ils ne jouent pas pour gagner de l’argent, ni pour être célèbres, ou simplement pour s’éclater. Ils jouent parce qu’il y a quelque chose qui doit être fait, quelque chose qui doit être expulsé.

Leur album est comme une grande claque qui nous explose à la figure : oui, il existe, ce pouvoir de la musique. Quand je l’écoute, je le sens qui résonne en moi. Toute cette violence qui gronde, ces frustrations, tapies au fond de nous, les voilà qui sortent au grand jour. Pas besoin d’aller taper sur le voisin. Juste mettre un CD, et écouter. Pleurer, si c’est nécessaire. Let’s Build Something to Break, c’est une sorte de défouloir. A la fin, on en sort tranquille, apaisé ; on a de nouveau espoir. Comme si on avait fait le vide en soi, et qu’on pouvait alors repartir, sur cette longue route qu’est la vie.

C’est aussi un album magnifique, où les chansons calmes, entourées de guitares puissantes et de cris, semblent comme dans un écrin. La voix du chanteur, Jason Evigan, est belle à vous donner le frisson, et ce n’est pas une exclusivité studio : j’ai eu l’occasion de les entendre jouer en acoustique lors d’un chat vidéo sur internet en août 2009, et je vous promets que ça vallait le détour!

Ce dernier a d’ailleurs récemment commencé à tenir un blog. J’ai été un peu déçue par les premiers posts, trop superficiels à mon goût, mais ensuite je suis tombée sur cet article, où il parle de son parcours, et de la difficulté pour un artiste en tournée de continuer à penser un concert comme un moment privilégié.  En lisant le dernier paragraphe, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir les larmes aux yeux. C’est tellement honnête, tellement touchant. On voit qu’il ne fait pas de la musique comme certains, qui voguent sur le succès sans réellement s’approprier les choses. Lui a des doutes, et il les partage. C’est ce qui le rend attachant.

Originaires de Los Angeles et aujourd’hui signés chez Universal Motown, les After Midnight Project ont parcouru les Etats-Unis sur les 2 mois du Warped Tour. Espérons que leur chemin les amène un jour jusqu’à chez nous. Ils m’avaient dit 2010… J’attendrai.

Ce que j’aime : les riffs de guitare sur « Scream For You », la douceur de « Fighting My Way Back », la franchise des paroles de « Gone To Long », la très suggestive « Come On Come On »

Similarités avec : Papa Roach, 30 Seconds To Mars

Aperçu du groupe (courte interview et extraits de live)


Let’s build something to break

1. Backlit Medley
2. The Becoming
3. Scream For You
4. Take Me Home
5. More To Live For
6. Gone Too Long
7. Hollywood
8. The Real Thing
9. Come on Come on
10. Fighting My Way Back
11. The Criminal

AWOLNATION

In Coups de coeur, News on 08/09/2010 at 22:34

Le son electro alien sans migraine

AWOLNATION. Retenez bien ce nom, derrière lequel se cache le multiple Aaron Bruno.

« Ce n’est pas juste de la musique, c’est une croisade contre tout ce qui est faux, commercial, compromis et dégradé dans la culture populaire. »

Autrement dit, c’est la nouvelle bombe electro/hip-hop/rock/soul qui nous vient de Los Angeles, CA. Qui a déjà fait la première partie de MGMT à l’aftershow du festival Lollapalooza, à la House of Blues de Chicago. Et dont l’EP Back From Earth est actuellement en téléchargement gratuit en intégralité sur le site purevolume! [EDIT 25/05/11: « MF » et le remix de « Guilty Filthy Soul » sont les seuls morceaux encore disponibles en téléchargement libre]

Enfin des sons electroniques structurés et addictifs qui, même remixés par innerpartysystem, ne font pas mal à la tête… Du bon je vous dis.

C’est quand même étrange, cette impression qu’on a en écoutant ses chansons. The Temper Trap nous envoyaient dans l’espace depuis la Terre le temps d’un album ; AWOLNATION va plus loin : il nous propose un voyage sans retour vers sa planète d’origine. Comme si ces extraterrestres étaient venus puiser jusqu’ici ce petit quelque chose inimitable, humain. Et qu’ils s’en retournaient. Les suivrez-vous?

Mes coups de coeur : « Sail », chaloupée et mélodieuse. « Burn it down », survitaminée.

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Aranda

In Groupes favoris, News on 18/07/2010 at 14:37

Une affaire de famille

Testify – Aranda

Oklahoma City. Deux frères, une même passion. Deux voix extraordinaires, « complètes », d’une précision incroyable. D’une puissance qu’on sent légèrement retenue, comme on garderait en laisse un gros chien, tout en lui laissant une certaine liberté. Etrange impression que sinon, elles feraient exploser les murs.

Gabe et Dameon ne font pas les choses à moitié. Quand ils font de la musique, ils y mettent vraiment tout leur coeur. Il n’y a qu’à écouter leur album éponyme Aranda. Dès les premières notes de « Punish Me », le ton est donné : ce sera rock, ou ne sera pas! Mais les deux frères et les musiciens qui les accompagnent touchent quand même un peu à tout : funk, pop, soul et même gospel.

Pour la petite histoire, Kelly Clarkson a repris sur son dernier album leurs morceaux « Whyyawannabringmedown » et « All I Ever Wanted » – titre qu’elle a d’ailleurs choisi pour l’album. Je vous laisse comparer leur version et la sienne. Personnellement, je ne vois pas beaucoup de différences mis à part le déficit vocal de la demoiselle, et c’est bien ça le problème ; normalement, quand on ose reprendre une chanson, on évite de la reproduire à l’identique, non seulement parce que que c’est ce qui fait qu’on est un artiste, et aussi par respect pour ceux qui ont écrit la chanson. Si elle se l’était appropriée, peut-être que je lui aurais pardonné, mais là, impossible. Qu’est-ce que vous en pensez?

En parlant de reprise, voici un excellent live de « Dazed and Confused » de Led Zepellin, par Aranda. Inutile de préciser qu’il y a sueur, cris, et que Dameon finit par jouer allongé sur le dos.

Extrait du même concert : « It Ain’t Easy »

http://www.vimeo.com/6633648

Un peu plus calme mais toujours cette impressionnante présence vocale. « Still in the dark » version acoustique.

Autre acoustique énergique, « Punish Me »

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Empires

In Groupes favoris, News on 07/05/2010 at 22:32

Drapeau Orange : mer agitée

Midnight Land – Empires

Vus les posts précédents, on pourrait penser que Los Angeles a le monopole des bons groupes de rock, mais c’est loin d’être le cas. Plus à l’Est, au bord d’un Grand Lac, se trouve un autre vivier de talents : Chicago. Première étape de ma démonstration.

Empires : Tom Conrad (guitare), Ryan J. Luciani (batterie),  Max Steger (guitare), Sean Van Vleet (chant)

C’est au hasard d’un clic sur le web que je télécharge  début 2008 le premier album auto-produit de ce groupe, intitulé Howl. Coup de coeur instantané. Je le sens à l’intérieur, il se passe quelque chose. C’est dans ces moments là qu’on prend toute la mesure de la magie de la musique. Quand il y a réellement transmission d’une émotion, des artistes au public. Impossible à décrire, à expliquer. Seulement, tout notre corps et notre esprit est bouleversé. Et ça a été le cas avec leur musique, dès la première écoute. J’accroche à la voix, qui semble se craqueler, aux puissantes guitares, aux paroles poétiques. A la douceur qui s’installe lorsqu’il n’y a plus qu’un clavier et une batterie.

Howl, c’est 15 chansons toutes plus réussies les unes que les autres. Souvent rock, parfois douces, toujours émotionellement très fortes ; à tel point que se forment dans notre tête des images étonnamment précises quand on les écoute. L’album, victime de son succès, n’est plus disponible en version physique, par contre vous pouvez le télécharger gratuitement sur leur site.

J’aime particulièrement : la voix vibrante d’émotion de Sean sur « Hayley », l’air joyeux de « Believe! », l’énergie de « Late Night Rendezvous »

Similarités avec : Third Eye Blind, Muse

Howl

1. Spit The Dark
2. I Want Blood
3. Modern Love
4. Valmont
5. Believe!
6. Late Night RendezVous
7. Warning Mark
8. Don’t Let It Fool You
9. Under The Bright Lights
10. All Night Long
11. Midnight Land
12. My Poor Lover
13. Keep The Mood
14. Anywhere
15. Hayley

Clip de « Spit The Dark »

Interview avec The Rockstar Stories et extraits acousiques pour LoonaticTV

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Kopek

In Coups de coeur, News on 24/04/2010 at 20:39

A l’état brut

J’ai (re)découvert ce groupe irlandais il y a quelques semaines. On sent clairement l’influence de monuments du rock comme U2 ou Bon Jovi dans leur musique, au niveau de l’énergie et de l’émotion transmises. Portés par une voix puissante qui finit par donner assez envie de se racler la gorge, leurs morceaux s’enchaînent sans qu’on s’en rende compte, alternant entre rock pur et dur et rock plus calme.

A écouter : « Love Is Dead », « Floridian »

Similarités avec : U2, The Rasmus, Three Doors Down, Bon Jovi

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