les oreilles grandes ouvertes

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Louise and the Pins

In Coups de coeur, News on 14/05/2012 at 20:29

Londres, avant

Elles sont trois: Louise Hull, Bethan Gorman et Sara Templeman. Jeunes, mais leur pop posée et mélancolique a la pureté d’un autre temps.

Au centre, une voix. Celle de Louise Hull, ronde et moelleuse, avec juste une pointe de tragique. En l’écoutant, on a l’impression de mordre dans une brioche encore tiède, parsemée de grains de sucre qui craqueraient sous les dents. Un délice.

« Bell Jar » en acoustique pour les Mahogany Sessions

Clip de « Bell Jar » avec l’acteur David Bradley, touchant, à découvrir ici

Et ici, leur reprise délicate de « Should I Stay Or Should I Go » des Clash

Similarités avec: Damien Rice, Amy Winehouse, Moriarty

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Trophy Wife

In Albums, Coups de coeur, News on 29/12/2011 at 16:57

Rêve ou réalité?

Comment expliquer cette étrange impression d’être dans un rêve éveillé qui nous saisit lorsqu’on les écoute, même sans faire attention aux paroles ni aux titres des morceaux? C’est là tout le talent de ce trio originaire d’Oxford, qui a choisi de se pencher sur les troubles du sommeil, et en particulier l’état intermédiaire où l’on a du mal à faire la différence entre rêve et réalité : ils ne parlent pas seulement des choses, ils nous les font vivre.

Leur nouvel EP s’intitule donc Bruxism – bruit que font souvent les dents quand on dort, ou « mouvement inconscient sans but précis concernant l’appareil manducateur » d’après wikipedia. Cela donne une musique très rythmée (cf la sautillante « Canopy Shade » ou « Sleepwalks », carrément dansante), avec un côté planant (présent sur la très belle dernière piste de l’EP « Wolf »). On se laisse porter par le son clair des instruments et la voix hypnotique de Jody Prewett, et on sourit.

Sur cet EP, les Trophy Wife ont décidé de changer leur mode de fonctionnement, et ont travaillé avec cinq producteurs différents : Ewan Pearson, Yannis Philippakis (Foals),  Andrew Halford, James Yuill (« Bruxism ») et Plaid (« Canopy Shade »). Une façon de laisser plusieurs voix s’exprimer conforme à la démarche globale concernant l’EP, puisque les troubles du sommeil sont à la fois universels et profondément personnels : tout le monde en souffre, d’une façon ou d’une autre, mais ils ne sont véritablement partagés que par celui qui est affecté et son partenaire…

Un de leurs précédents morceaux, « Surfacing », fait partie de la Compilation Kitsuné n°12, à écouter sur deezer.

Merci à Matt et Ellie de Stay Loose pour l’EP!

Similarités avec : MGMT, Cut Copy, Foals

Clip étrange et fascinant de « Wolf », réalisé par Yannis Philippakis de Foals

« Canopy Shade »

Clip encore plus étrange (!) de « Canopy Shade » à voir ici.

Bruxism (Blessing Force)

1. Canopy Shade
2. Bruxism
3. Seven Waves
4. Sleepwalks
5. Wolf

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Mumford and Sons

In Coups de coeur, News on 30/05/2011 at 15:28

Ils manient le lasso et la plume

C’est étrange, ce moment où on décide qu’un nom est apparu trop souvent devant nos yeux pour pouvoir continuer à l’ignorer. Ce moment où on s’oblige à écouter quelque chose dont tout le monde parle déjà. Avec des millions de fans sur Facebook.

Pour Mumford and Sons, la goutte d’eau a été de tomber par hasard sur leur profil purevolume. Clic, me voilà sur leur page. Clic, je choisis une chanson au hasard, les oreilles en alerte, mais le coeur à peine entrouvert, comme si je voulais m’interdire d’apprécier ce que j’entendrais. Un peu comme on goûte  avec prudence un repas tiède qu’on a laissé dans un coin.

Mais dès que les premières notes de « After The Storm » ont retenti, j’ai tout oublié. Les millions de fans, les blogueurs, les concerts auxquels que je n’ai pas assisté… Plus rien n’existait. Il n’y avait plus qu’eux, et moi. Et puis les larmes ont roulé sur mes joues.

Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne jouent que des morceaux tristes. Mumford and Sons, c’est aussi joyeux! C’est un mélange de l’énergie country et de la mélancolie folk. La rencontre de l’Amérique des cow-boys et de l’Angleterre des poètes. Le groupe d’une voix terrible, poignante.

Alors oui, parfois, quand on est blogueur musique, on met de côté sa fierté et on suit le mouvement. Et on le fait avec le sourire. Parce qu’au final, rien n’égale l’émotion musicale.

Leur dernier album, Sigh No More, est disponible sur amazon.

Similarités avec: Joe Purdy, Damien Rice

A écouter: « I Gave You All », « White Blank Page », « Winter Winds »

Version acoustique en librairie de « White Blank Page »

Le très beau clip de « Winter Winds », aux accents irlandais

« After The Storm » (merci à MoodyD)

Version live de « After The Storm » filmée par SeeGigFilmGigPost

To Kill A King

In Coups de coeur, News on 10/05/2011 at 14:22

Retour en arrière

Même si ça enlève un peu de saveur à la découverte sur le moment, puisque ça tombe tout cuit dans mon inbox, ça a quand même du bon d’être dans la mailing-list d’une agence de RP! Peut-être que je n’aurais jamais entendu ces anglais à la pop-groseille; sensible, délicate, tragique.

Dans le ton de Noah and the Whale, avec leurs chansons pleines de mélancolie, hantées par la voix traînante de Ralph Pelleymounter, ils semblent faire ressurgir l’Angleterre industrielle des siècles passés. Leur nom lui-même, To Kill A King, est tiré d’un film sur la Première Révolution anglaise (English Civil War). On s’étonne de leur jeunesse. Ces nuages gonflés de pluie qui obscurcissent si souvent le ciel de nos voisins feraient-ils grandir plus vite?

Côté vidéos, leurs clips sont centrés sur l’humain, mais parfois un peu difficiles à comprendre. Jugez par vous-mêmes avec les clips de « Fictional State » (ci-dessous, mis en ligne il y a quelques jours) ou « Cold Skin ».

Similarités avec: Noah and the Whale, Grizzly Bear, Good Old War

« Bones »

Clip de « Fictional State », leur premier single qui sortira officiellement le 30 mai

Live studio de « Family »

Live acoustique de « Northern City ». Magnifiques harmonies vocales sur le refrain.

Alex Clare

In Uncategorized on 05/04/2011 at 13:42

Attention : addiction

On change complètement de style avec Alexander Clare, un anglais de 25 ans encore très peu connu par chez nous.  Certains qualifient sa musique de dubstep, d’autres jurent qu’il en est loin… Après avoir fait un tour sur wikipedia, j’irais plutôt dans la première direction.

En tout cas, marier des sons electro rampants à cette magnifique voix soul est clairement une idée de génie.

Jugez plutôt.

« Relax my beloved », clip officiel (gagnant du concours Genero.tv)

« Relax my beloved » est la première chanson que j’ai entendue, il y a environ 2 mois. C’était la bande-son d’une vidéo. Impossible de me souvenir du site où je l’ai trouvée, ce qui est, croyez-moi, extrêmement frustrant pour moi qui prends soin de citer mes sources, mais au moins j’ai fini par remettre la main sur la vidéo originale, de Matei-Alexandru Mocanu. Un peu dérangeante, mais tellement bien faite.

Comme souvent, j’avais noté le nom dans un coin, mais je n’étais pas retournée écouter… jusqu’à hier. Et là, impossible de m’arrêter. Repeat, repeat, repeat. J’ai l’impression qu’elle me tient par les tripes.

Clip de « Too close », beau et poignant

« Up all night », rythmes aux accents zouk/latinos

Passenger

In Concerts, Coups de coeur, News on 15/03/2011 at 10:47

Vers d’autres horizons

Je ne suis pas vraiment ce qu’on appelle une personne impulsive. Mais quand j’ai entendu cette voix en me promenant par hasard sur Queens Street Mall à Brisbane, qui transperçait le bruit des passants pressés, j’ai senti qu’il se passait quelque chose. On s’approche, et on découvre un guitariste pieds nus, entouré par une soixantaine d’oreilles attentives. Je récolte un flyer, découvre qu’il joue le soir même au Old Museum. Quelques heures plus tard, me voilà assise dans l’herbe, à manger un paquet de chips saveur barbecue, en attendant que les portes  de la salle s’ouvrent.

Même s’il est la première découverte que j’ai faite sur le sol australien, Passenger est britannique. Mike Rosenberg de son vrai nom, il était en tournée par ici après avoir enregistré son album Flight Of The Crow en collaboration avec de nombreux artistes locaux. Sa performance était décontractée (pas comme les tenues de mes voisines, je me sentais un peu plouc avec mon short), pleine d’intéractions avec le public. On en apprend beaucoup sur lui entre les chansons, sur sa vie. C’est ce que j’aime chez lui. Il a beau chanter la réalité, il arrive à la transcender, si bien que ça devient un peu notre histoire à tous. Comme si on faisait tous le même voyage. Parce que nous sommes tous des passagers, en proie à cette envie de changement, de nouveaux horizons.

Passenger est passionné, et ça se voit. Quand il joue, il y met tout son coeur, tout son corps. Sa voix devient à elle seule un instrument à part entière, encore plus puissant en acoustique. On pense à James Blunt, mais en plus doux et moins criard, avec plus de « matière » à l’intérieur. On sent le désespoir et l’espoir, l’urgence, la fragilité. Ses paroles sont honnêtes et tendres, parfois humoristiques. La preuve que talent et modestie peuvent bien coexister…

Petit aperçu du concert du 19/02

Reprise de « Sound of Silence » de Simon & Garfunkel, fantastique.. Assemblée muette, silence religieux. Impossible de tenir mon appareil photo devant moi.

Le côté plus léger de la vie était incarné ce soir-là par les deux autres musiciens, Daniel Lee Kendall, joueur, et Old Man River, avec son accent américain et sa tête de baroudeur.

Clip de « You’re on my mind » de Old Man River

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These New Puritans

In Concerts, Coups de coeur, News on 16/01/2011 at 21:39

Electronique et électrisant.

Ce n’est qu’en novembre dernier, en cherchant un concert pour remplacer celui des Scissor Sisters au Razzmatazz (Barcelona) – annulé pour cause de « problèmes d’argent » -, que j’ai découvert ces Britanniques dont les bouilles de gamin reflètent mal la noirceur musicale. Ils avaient alors déjà acquis une certaine renommée, notamment grâce à leur partenariat avec Levi’s. Leur dernier album Hidden a même depuis été choisi « Album de l’Année » par le célèbre magazine NME.

Leur musique, particulièrement bien enregistrée, est tout simplement envoûtante. Il y a quelque chose dans ces percussions qui résonnent et ces guitares acérées qui vous tient en haleine, quelque chose dans ces sons électroniques ronds et poisseux qui vous empêche de vous échapper.

Leur concert du 12/11 au City Hall (Barcelona), à l’occasion des Levi’s Unfamous Music Awards, a été une  expérience très intéressante, à défaut d’être inoubliable. J’avoue que j’ai pris peur en voyant des chaines qui pendaient près de la batterie, finalement ils ne s’en sont servis que comme instrument de musique… Mais il n’empêche que ces gars-là sont vraiment en dehors du monde. C’est un peu comme s’ils étaient possédés. Ce qui fait qu’en live, ils arrivent bien à emmener une partie du public avec eux, mais par manque de rythme et trop de psychédélisme, ils en laissent malheureusement une autre partie sur la touche. Exception faite de la folie contagieuse déclenchée par « We Want War », inimitable.

Remarque à part, le saxophoniste et le baryton étaient littéralement ailleurs puisqu’ils avaient dû boire et fumer un peu trop avant de monter sur scène. Je sais qu’ils trouvent qu’ils jouent mieux en absorbant quelques substances plus ou moins licites, et qu’ils y prennent plus de plaisir, mais  croyez-moi, en tant que spectateur, face à quelq’un qui cligne mécaniquement de l’oeil droit toutes les 5 secondes, on se sent un peu mal à l’aise…

Quant aux clips, ils sont sombres, lents, un peu dérangeants. Je vous laisse découvrir par vous-mêmes ceux de « We Want War » et « Attack Music », deux des chansons les plus réussies de l’album à mon avis, aux entêtantes consonnances orientales.

Clip de « We Want War »

Clip de « Attack Music »

Hidden est disponible sur amazon ici,  leur album sorti en 2008 Beat Pyramid ici.

site officiel

Rubylux

In Coups de coeur, News on 14/03/2010 at 12:04

Des Anglais classes et inspirés

Numbskull – Rubylux

Ce groupe de Brighton nous livre un pop/rockde qualité : la voix et les instruments s’entremêlent pour former un ensemble solide et touchant. Un conseil cependant, croyez-moi, évitez d’écouter leurs morceaux le soir avant de dormir, car le ballet continu de ces mélodies dans votre tête pourrait bien ensuite vous empêcher de trouver le sommeil (autant essayer d’arracher des moules de leur rocher)!

Ici vous pouvez télécharger gratuitement leur premier EP composé de 4 chansons : « Don’t feel so low », « Numbskull », « Screaming Surrender » et « Soldier » (EDIT 23/04/11: le lien n’est plus valable, désolée)

Similarités avec : Damien Rice, KT Tunstall, Coldplay

« Screaming Surrender » en version acoustique (HQ)

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