les oreilles grandes ouvertes

Archive for the ‘Groupes favoris’ Category

Woodkid

In Albums, Groupes favoris on 09/07/2012 at 11:12

Vive le Roi

woodkid by karim sadli iron

Oui, Yoann Lemoine, alias Woodkid, près d’un an après son apparition sur la scène musicale française… Parce que comme pour Mumford & Sons, il n’est jamais trop tard pour écouter! Parce que le son, l’image, la voix, tout est sublime. Un travail d’orfèvre, minutieux et délicat. Le chant nous accroche, les percussions nous entraînent, les cuivres nous enchaînent.

Sur l’EP sorti l’année dernière,« Iron » est suivie de 3 morceaux plus modestes, où les percussions sont remplacées par piano et violons. Parmi eux, « Brooklyn », ode d’une belle sincérité au quartier branché new-yorkais croisée avec une histoire d’amour ; la mélancolie absolue, hors du temps, qui va remuer si loin en vous que c’est un sourire qui finit par se dessiner sur vos lèvres.

Woodkid a dévoilé en mai dernier le clip du premier extrait de son album intitulé The Golden Age prévu pour cet automne, « Run Boy Run ». Un nouveau tour de force visuel et musical, qui reprend des éléments du clip de « Iron » en les étoffant encore: d’étranges créatures moussues s’extraient cette fois de terre pour rejoindre l’enfant dans sa course au ralenti.

Graphiste, réalisateur, musicien, chanteur… Vive le Roi.

Clip  de « Run Boy Run », grandiose

Clip de « Iron » et ses 14 millions de vues

Woodkid Iron EPx

Iron EP

1. Iron
2. Brooklyn
3. Baltimore’s Fireflies
4. Wasteland
5. Iron (Remix by Mystery Jets)
6. Iron (Remix by Gucci Vump)

Similarités avec: These New Puritans, Alt-J, M83, Aaron

facebook – deezer

We Have Band

In Albums, Groupes favoris, News on 21/01/2012 at 22:37

Electrique

Avec Weather, que je vois comme une promenade tranquille un jour de pluie, Meshell nous invitait à prendre le temps. We Have Band est un trio londonien qui propose tout à fait le contraire : leur son fuse, électrique, et on est happé dans le cercle infernal.

Il y avait déjà d’excellents morceaux sur leur premier album, sorti en 2010 : « Honeytrap », « Love What You Doing? », « Centrefolds and Empty Screens »… ou encore la géniale « Divisive », dont le clip produit par SoLab est drôle et original. A (re)découvrir sur youtube.

Deux ans plus tard seulement, le groupe revient avec un nouvel album, intitulé Ternion (qui sortira le 30 janvier chez naïve). On retrouve toujours beaucoup de sons électroniques, mais le squelette du disque, ce sont toutes ces percussions quasi tribales, qui maintiennent un climat de transe sombre et énergique. Le contraste entre cette rythmique ultra précise et les sons qui emplissent l’espace, doucement, comme du caramel mou, est parfait. C’est en ce sens que Ternion apparaît plus « grand » que son prédécesseur. Plus varié, aussi. On va d’une atmosphère à une autre, puis on y revient, pour en repartir ensuite… C’est un peu comme si on poursuivait un hyperactif ! Les rythmes sont parfois lents, mais on sent en permanence une sorte de tension, similaire à une piqûre de rappel, une petite voix qui dirait « allez, vite, vite, on passe au suivant ».

Voici par ordre de préférence, les morceaux que je trouve les plus efficaces sur cet excellent album: « Tired Of Running » (à écouter sur le sampler des Inrocks de Janvier), « Where Are Your People? », « After All », « Shift », « Rivers of Blood ».

Leur showcase acoustique chez agnès b. le 13 décembre dernier a été un succès : enthousiastes et débordant d’énergie, Dede, Tom, Darren et Marc (le batteur additionnel) tapaient sur tout ce qu’ils trouvaient… J’attends avec impatience leur concert de demain pour la soirée Plugged !

Téléchargez gratuitement 3 morceaux ici : « Watertight » (extrait de Ternion), une version acoustique de « What’s Mine, What’s Yours » (extrait de la version Deluxe de l’album disponible sur iTunes, vidéo ci-dessous), et une version revisitée de « Where Are Your People? » (qu’on retrouve sur la version Deluxe d’iTunes, ainsi que sur Ternion Aside, deuxième CD de la version physique Deluxe de l’album)

« Where Are Your People? », premier single de Ternion

http://soundcloud.com/wehaveband/where-are-your-people

Clip de « Divisive » (extrait de leur premier album WHB)

Vidéo acoustique de « What’s Mine, What’s Yours », lente et posée

Ternion (naïve)

1. Shift
2. After All
3. Where Are Your People?
4. Visionary
5. What’s Mine What’s Yours
6. Steel in the Groove
7. Tired Of Running
8. Watertight
9. Rivers Of Blood
10. Pressure On

facebooksite officielTernion en précommande sur amazon

M83

In Albums, Groupes favoris on 09/10/2011 at 18:19

La tête dans les étoiles

Aujourd’hui projet d’Anthony Gonzales, M83 porte le nom d’une galaxie, et ce n’est pas un hasard : il y a quelque chose de grand et de magique dans sa musique, et ce ne sont pas Pitchfork ou Tsugi qui me contrediront.

C’est grâce à naïve et GetDaSound que j’ai découvert cet artiste hors du commun le mois dernier. « Midnight City », première chanson que j’ai entendue, a été une véritable révélation. Je la télécharge immédiatement (ça tombe bien, c’était gratuit!). En marchant sur les pavés dans le soleil parisien, mon casque sur les oreilles, c’est tout simplement l’extase.

Depuis, j’ai pu écouter Hurry Up We’re Dreaming, le nouvel album (ou plutôt double-album) qui sortira le 17 octobre prochain, et je n’ai pas été déçue. En un mot : grandiose! Synthés, sons électroniques, piano, cuivres, M83 ne fait pas dans la demi-mesure. En fait, comme avec Sparkadia aujourd’hui réduit à son chanteur, on a du mal à penser cette oeuvre comme le fruit d’un projet individuel. C’est trop complet, trop multiple ; comme si on s’aventurait au-delà de l’humain.

Sur les 22 pistes du double-album, on trouve une dizaine de morceaux chantés, entre lesquels s’intercalent de courtes pauses musicales plus ambient, pour former un ensemble solide et uni. De ce voyage intergalactique, je retiens 9 moments forts :
« Midnight City », au refrain hallucinant et orgasmique. C’est un décollage parfait, on est collés à notre siège.
« Reunion ». Stabilisation de la vitesse sans perdre en puissance sonore… On file à travers l’espace.
« Wait », poignante de douceur et de simplicité. Moment nostalgique. Sans comprendre les paroles, j’imagine une réflexion sur la possibilité d’un voyage sans retour.
« Raconte-moi une histoire », rêve poétique d’un enfant peuplé de grenouilles.
« Claudia Lewis ». Nouvelle accélération, avec une basse très présente.
« OK Pal », et son irrésistible mélodie « feel good ».
« Splendor », calme et hantée par de nombreuses voix et choeurs. Une atmosphère quasi-religieuse.
« Steve McQueen », à l’énergie posée. On sent comme une impatience juste retenue de rentrer chez soi.
« Outro », le retour, lent, vers la Terre ; parmi les humains.
Et c’est la fin. On frissonne, on a un sourire. Et puis on retourne à ses occupations, des étoiles dans les yeux.

Si vous n’avez pas pu acheter de billets pour son concert [complet] à la Gaité Lyrique le 30 novembre prochain, séance de rattrappage à la Cigale le 15 mars 2012!

« Midnight City »

Similarités avec : Awolnation

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The Chemist

In Concerts, Groupes favoris, News on 20/06/2011 at 08:51

Science ou sorcellerie?

Dire que j’ai été impressionnée par la qualité de ce groupe, dont je n’avais même pas écouté un morceau avant de venir au concert au Hi-Fi en mai dernier est un bel euphémisme. En fait, c’est carrément une des meilleures surprises que j’ai jamais eues en live! Leur prestation en un mot: folle. Une gifle en pleine figure. Aussi à l’aise sur l’expérimental que le mélodique, l’amère douceur ou l’énergie débridée, The Chemist (à ne pas confondre avec les anglais de The Chemists) captent le public grâce à la voix de Benjamin Witt qui a juste ce qu’il faut d’éraillé, et à un jeu sans faille.

Le groupe est originaire de Perth, sur la côte Ouest australienne. Une ville à l’écart, mais qui est paradoxalement un véritable hub musical. C’est là-bas qu’ont débuté les Birds of Tokyo, John Butler Trio ou encore Eskimo Joe. C’est aussi là-bas que se déroulent le V Festival et Southbound Festival, et le Big Day Out et Soundwave Festival y font leur arrêt annuel.

Un peu rebelle (« De toute façon c’est pas comme si vous connaissiez nos chansons! »), The Chemist se prennent au sérieux sans se croire au-dessus du lot. Pourtant, ils le sont… et largement. Mélangeant percussions hypnotisantes, rythmes parfois venus d’Europe de l’Est, ils créent un monde irréel. Etrange, sombre, toujours changeant ; sans limite. En film, ce serait l’Imaginaire du Docteur Parnassus. En image, une roulotte de cirque brinquebalante, perdue au milieu de nulle part.

Le quatuor a sorti deux EP en 2010, Lullabies (pochette claire) et The Wolves Howls Shatter The Old Glass Moon (pochette noire). Lullabies porte un nom trompeur: il n’y a en réalité qu’une seule piste que l’on pourrait décemment chanter à un enfant pour l’endormir, « When The Morning Comes ». Et ce n’est pas la seule surprise pour l’auditeur. On se rend vite compte en écoutant le CD que le groupe cultive un véritable goût pour le contraste et l’innatendu, brouillant sans cesse les pistes. Sur « Sweet Dreams », la voix tremblante de Benjamin entourée d’étranges bruits métalliques donne une toute autre couleur aux paroles pourtant tout à fait innocentes, et semble plus propice aux cauchemards qu’aux « beaux rêves ». Au contraire, la dernière, malgré un titre plutôt morbide (« As Deep As Death »), a un parfum d’été avec ses cuivres et son rythme balancé. Enfin, leur single « Mercy », qui ouvre le bal, débute sur un air de boîte à musique, mais se change très vite en hymne pop/rock au refrain entêtant. Le deuxième EP, plus rock excepté la triste « Find My Way Back Home », s’intitule The Wolves Howls’ Shatter The Old Glass Moon. On y retrouve cinq morceaux aux inspirations variées, qui vous convaincront définitivement du talent fou de ces Australiens encore méconnus, entre scientifiques et sorciers.

Téléchargez gratuitement « YYY » sur leur page Triple J (vous trouverez aussi des démos de « Stars » et « Don’t Look Down », mais écoutez plutôt les versions finales qui sont sur l’album).

A écouter: « Don’t Look Down », « Lullaby #1 (Mercy) », « Things Have Changed », « As Deep As Death »

Très beau clip de « Lullaby #1 (Mercy) »

Similarités avec: Forgive Durden, Kiss Kiss, Queen, Panic at the Disco en version sombre

Lullabies

1. Lullaby #1 (Mercy
2. When The Morning Comes
3. Sweet Dreams
4. As Deep As Death

The Wolves’ howls shatter the old glass moon

1. End Of July
2. Stars
3. Things Have Changed
4. Don’t Look Down
5. Find My Way Back Home

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Gush

In Albums, Groupes favoris on 02/04/2011 at 14:06

Des Frenchies infatiguables et déjantés!

Gush – You Really Got Style

Je viens de réaliser que je n’avais pas encore écrit d’article complet sur ce groupe que je suis depuis leurs débuts sur myspace, et alors que :
– cet été je les ai vus aux Francos, mais aussi à St Hilaire de Riez (ce qui nous fait accessoirement un total de 36h de bus/train et 6 jours de congés!)… et c’était magique
– j’ai acheté leur album en septembre dernier et il a rythmé mes journées (et nuits) lors de mes 10 jours à Paris
– et last but not least, j’ai choisi « Let’s Burn Again » comme morceau-phare de mon étude psycho-musicale sur un éventuel lien entre personnalité et préférences musicales, que je mène dans le cadre d’un cours ce semestre à Brisbane.

Gush, pour moi, c’est l’été, c’est la liberté, c’est la joie de vivre, tout simplement. Quatre musiciens liés par les liens du sang, qui savent faire de chaque concert une expérience unique, à coups de solos improvisés ou de jeux avec le public. Quatre personnalités complémentaires, quatre voix (vous avez dit Beatles?), avec en commun une énergie et une bonne humeur à toute épreuve.

Leur premier album Everybody’s God est disponible depuis février 2010. Difficile de capturer la folie du live, mais ça reste de l’excellent travail.

J’aime particulièrement : le refrain enlevé de « Dance On », la basse collante sur « Back Home », les décalages rythmiques et la voix de Vincent sur « Favourite Song » , les paroles feel-good de « Vondelpark », la douceur de « In The Sun », les choeurs sur « Killing My Mind », le solo de synthé sur « You Really Got Style », l’introduction puis le rock/funk de « P-Nis », les harmonies vocales sur « Jealousy »

A écouter : « Killing My Mind », « Let’s Burn Again », « No Way », « Jealousy », « You Really Got Style »

Courez « aimer » les Gush sur facebook et téléchargez leur nouveau morceau « Leave Me » sous l’onglet « Musique »!

Aperçu du concert des Francos (P-Nis, Dance On, Let’s Burn Again, My Favourite Song)

Version acoustique un peu folle (ou plutôt complètement folle) de « No way » pour le Hiboo

Et puis je reposte le clip de « Let’s Burn Again », parce qu’il est génial.

Loomis & The Lust

In Groupes favoris, News on 05/03/2011 at 09:14

Cool-attitude

Le sourire du chanteur Will Loomis sur la photo reflète bien la relation qu’a le groupe avec la musique. Originaires de Santa Barbara, CA, les Loomis and the Lust ne sont pas là pour se prendre la tête. L’objectif : s’éclater! Ce qui nous donne des morceaux légers, entraînants et respirant la bonne humeur. La ligne de basse, souvent variée, et les refrains ultra-efficaces (qui ne vous sortent plus de la tête), y sont pour beaucoup.

Après un premier EP, Nagasha, ces jeunes Californiens ont continuent sur leur brillante lancée avec un nouvel EP intitulé Space Camp, sorti en août 2010. Au programme : des chansons variées, pleines de clin d’oeils musicaux (The Police…), qui vous (re)donneront le sourire! Il est diponible sur amazon.com.

Clip de « Bright Red Chords », hilarant

Clip de « A.D.D. »

Clip de « Barbarella »

Et pour voir ce qu’ils donnent en live, cliquez sur ce lien pour découvrir un live acoustique de « Bright Red Chords »

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Young the Giant (2)

In Albums, Concerts, Groupes favoris on 27/02/2011 at 11:00

Musiciens, magiciens

young the giantNouveau post à propos de cet extraordinaire groupe californien, à l’occasion de la sortie de leur premier album en tant que Young the Giant, sobrement intitulé… Young The Giant.

Mais d’abord, petit retour en arrière. En 2004, The Jakes était un groupe de lycéens, acronyme comportant la première lettre des noms des 5 membres du groupe (dont Sameer, Jacob et Ehson). Les années passent, les membres vont et viennent, sont dispersés dans différentes universités. Ils parviennent quand même à continuer d’écrire et à jouer ensemble régulièrement. En 2008, lorsque je les entends pour la première fois, ils sont six: Sameer (dont la voix aérienne ne peut vous laisser indifférent), Francois (alors bassiste),  Payam, Jason (ancien batteur), Ehson (claviers) et Jacob. Leur son est innatendu, rafraîchissant. Leur paroles à la fois poétiques et engagées. Plus sur leur premier EP dans cet article.

Aujourd’hui, Young The Giant se compose de (de gauche à droite sur la photo) : Sameer, Jacob, Francois, Eric, Payam. Tout s’est enchaîné depuis  qu’ils ont eu la chance d’assurer la première partie des Kings Of Leon en Janvier 2009, à la House of Blues de Chicago, après avoir été sélectionnés par le groupe et les fans. Ils signent chez Roadrunner Records, puis décident d’abandonner le nom de The Jakes, qui n’a plus vraiment de raison d’être étant donné la nouvelle composition du groupe, mais surtout, comme l’explique Sameer ici, correspond à une période révolue, celle des années lycée. Désormais, ils seront Young The Giant, témoins du « gigantesque combat que la jeunesse de chaque génération doit mener contre le cynisme et le désenchantement », d’après les mots de Sameer. Néanmoins, il rappelle aux fans qui pourraient être désorientés que « ce qui est important, c’est la substance, pas le nom ».

Hiver 2010. Le groupe se fait remarquer lors de sa performance aux CMJ Festival à New York. Résultat, un article dans les Inrocks, et sur leur site CQFD.  Voilà enfin un début de buzz dans notre beau pays! Le groupe annonce d’autre part la sortie du single « Apartment » au Royaume-Uni chez Young and Lost Club Records, un label indépendant basé à Londres connu pour dénicher les perles rares.

Arrive 2011. En Janvier, Young The Giant fait une apparition à la TV nationale US, en jouant deux chansons lors du « Jimmy Kimmel Live! ». Février, le groupe s’envole pour 4 dates à Londres, suivies par un showcase-surprise à Cologne (Allemagne). Ils seront de retour en Europe en mai prochain.

Que dire du nouvel album, dans les bacs (comme on dit) depuis le 25 Janvier? Simplement que la magie opère mieux que jamais. Quoiqu’en dise Pitchfork, ils n’ont pour moi pas perdu ce qui faisait d’eux un groupe unique et universel à la fois. Honnêtement, je n’avais pas totalement accroché à « My Body » la première fois que je l’avais entendue, et je l’écoutais un peu machinalement parce que c’était la seule nouvelle chanson disponible avant septembre ; mais depuis, surtout après l’avoir vécue en live à Londres, j’ai réalisé à quel point elle était centrale. C’est une sorte de pivot, quelque chose  de solide sur lequel ils s’appuient pour construire l’album entier.  Autour, gravitent des morceaux sensibles et émouvants, qui donnent des envies d’évasion. On retrouve deux nouvelles versions de chansons de l’EP Shake My Hand « Cough Syrup » et « Garands (at Normandie) ». L’album se clôt avec deux morceaux qui, tout en restant conforme au son global de l’album, sortent du lot : « Islands » (lente, très peu d’instruments, beaucoup plus ambient), et « St Walker » (un rythme original sur le refrain). La dernière piste, « Guns Out », nous ramène sur des terres connues, tout en laissant la porte grande ouverte sur de nouveaux horizons, « where the stars meet the sky »…

A noter que depuis quelques jours, on peut écouter « Apartment » sur Deezer, ce qui marque encore un pas en avant dans leur conquête de l’Hexagone! Mais par pitié, enlevez-moi cette biographie qui retrace l’histoire des Young Marble Giants…

« Apartment » en version acoustique, irréel

« Strings » pour l’excellent blog Big Ugly Yellow Couch

Ecoutez aussi leur magnifique reprise de la chanson d’Adele « Rolling in the deep », pour l’émission de Dermot O’Leary sur BBC Radio2 (UK)

Young The Giant

1. Apartment
2. My Body
3. I Got
4. Cough Syrup
5. God Made Man
6. 12 Fingers
7. Strings
8. Your Side
9. Garands
10. St Walker
11. Islands
12. Guns Out

Premier album disponible sur amazon, la fnac

Strange Birds, Travelers & Cable Car

In Groupes favoris, News on 03/01/2011 at 11:21

Irvine, là où Géants et Drôles d’Oiseaux se rencontrent

Puisque depuis l’article des Inrocks de décembre, vous êtes quelques-uns à tomber sur mon blog en recherchant des informations sur les Californiens de Young the Giant, laissez-moi vous présenter trois formations qui gravitent autour d’eux : Strange Birds, Cable Car et Travelers. Même si les deux derniers ne sont « que » des side-projects rassemblant des membres de Young the Giant et Strange Birds, ils méritent quand même toute votre attention, je vous assure! Au programme : guitare sèche et voix multiples. Atmosphérique.

Cable Car : Sameer Gadhia, Payam Doostzadeh, Bret Leinen, Jason Burger
Side-project. Acoustique. Toujours la voix aérienne de Sameer.
A écouter : « Amber Fists », « State of Nature »
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Strange Birds : Aidin Sadeghi, Bret Leinen, Louis Comtois
Groupe à part entière. Ambient, un peu psychédélique. EP à télécharger au prix que vous voulez ici
A écouter : « Love of War », « Fox Culture »
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Travelers : Eric Cannata, Aidin Sadeghi, Francois Comtois, Bret Leinen
Side-project. Acoustique.  Originalité : le chant en français sur « Pope John Paul » par Francois.
A écouter : « Backwall Memorial », « Pope John Paul »
myspace facebook

Et si vous avez envie de découvrir ce que Young the Giant donne en live, rendez-vous à Londres les 4, 7, 8 et 9 février prochains! Plus d’infos sur leur site.

After Midnight Project

In Groupes favoris on 31/10/2010 at 17:32

Rock nocturne

Vous les voyez baillonés, incapables de parler. Le contraste est de taille quand on connaît leur son dévastateur.

La violence est certes assumée, mais elle n’est pas banalisée. On sent dans leurs chansons la nécessité. Ils ne jouent pas pour gagner de l’argent, ni pour être célèbres, ou simplement pour s’éclater. Ils jouent parce qu’il y a quelque chose qui doit être fait, quelque chose qui doit être expulsé.

Leur album est comme une grande claque qui nous explose à la figure : oui, il existe, ce pouvoir de la musique. Quand je l’écoute, je le sens qui résonne en moi. Toute cette violence qui gronde, ces frustrations, tapies au fond de nous, les voilà qui sortent au grand jour. Pas besoin d’aller taper sur le voisin. Juste mettre un CD, et écouter. Pleurer, si c’est nécessaire. Let’s Build Something to Break, c’est une sorte de défouloir. A la fin, on en sort tranquille, apaisé ; on a de nouveau espoir. Comme si on avait fait le vide en soi, et qu’on pouvait alors repartir, sur cette longue route qu’est la vie.

C’est aussi un album magnifique, où les chansons calmes, entourées de guitares puissantes et de cris, semblent comme dans un écrin. La voix du chanteur, Jason Evigan, est belle à vous donner le frisson, et ce n’est pas une exclusivité studio : j’ai eu l’occasion de les entendre jouer en acoustique lors d’un chat vidéo sur internet en août 2009, et je vous promets que ça vallait le détour!

Ce dernier a d’ailleurs récemment commencé à tenir un blog. J’ai été un peu déçue par les premiers posts, trop superficiels à mon goût, mais ensuite je suis tombée sur cet article, où il parle de son parcours, et de la difficulté pour un artiste en tournée de continuer à penser un concert comme un moment privilégié.  En lisant le dernier paragraphe, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir les larmes aux yeux. C’est tellement honnête, tellement touchant. On voit qu’il ne fait pas de la musique comme certains, qui voguent sur le succès sans réellement s’approprier les choses. Lui a des doutes, et il les partage. C’est ce qui le rend attachant.

Originaires de Los Angeles et aujourd’hui signés chez Universal Motown, les After Midnight Project ont parcouru les Etats-Unis sur les 2 mois du Warped Tour. Espérons que leur chemin les amène un jour jusqu’à chez nous. Ils m’avaient dit 2010… J’attendrai.

Ce que j’aime : les riffs de guitare sur « Scream For You », la douceur de « Fighting My Way Back », la franchise des paroles de « Gone To Long », la très suggestive « Come On Come On »

Similarités avec : Papa Roach, 30 Seconds To Mars

Aperçu du groupe (courte interview et extraits de live)


Let’s build something to break

1. Backlit Medley
2. The Becoming
3. Scream For You
4. Take Me Home
5. More To Live For
6. Gone Too Long
7. Hollywood
8. The Real Thing
9. Come on Come on
10. Fighting My Way Back
11. The Criminal

Empires (2)

In Albums, Groupes favoris on 12/09/2010 at 14:33

Bang : Avis de tempête maintenu

Hello, lover – Empires

Un mot pour qualifier ce deuxième album des géniaux Empires de Chicago, intitulé Bang : envoûtant. La batterie, les guitares, et surtout l’incroyable voix de Sean, tout est fait pour que le son plonge au plus profond de vous…  On se sent impuissants, totalement à leur merci, ; c’en est presque effrayant.

Peut-être un peu moins varié musicalement parlant que Howl, Bang contient néanmoins 8 morceaux sombres, parfaitement enregistrés, qui créent chacun leur propre atmosphère. Je vous avais parlé des images qui me venaient en écoutant leur premier album, j’aimerais aujourd’hui  partager avec vous celles qui accompagnent leurs nouveaux morceaux.

« Voodooized » : Une voix torturée, des instruments qui donnent envie de s’arracher les cheveux. Cette  chanson transpire la manipulation malsaine, on perçoit la faible flamme de l’espoir qui vacille, vacille…

« Damn Things Over » : Impression d’être au sommet d’un building, surplombant les rues éclairées, la nuit… « Standing at the top of our love »

« Bang » : Un hangar sombre, explosions dans tous les sens.

« Strangers » : Une plage, du vent…

« Hello lover » : Dangereusement attirant. Une armée de silhouettes vêtues de noir marchant au pas. Proche de Voodooized. Impressionante précision vocale.

« Intruder » : Dans une voiture, vitesse, fuite des responsabilités. Refrain aux paroles plutôt inhabituelles. Emotion dans la voix de Sean à son paroxysme.

« I Know You Know » : Couple, jeux de regard. Trajets quotidiens différents, transports en commun, se retrouvent le soir.

« Animal » (bonus) : Pause acoustique, comme « Hayley » sur Howl

Ayant téléchargé gratuitement Howl, j’ai été vraiment heureuse de payer pour cet album, semblable à une pierre précieuse pas encore complètement polie, qui garde un côté brut et sauvage.

Bang est disponible en version physique (inclut un téléchargement instantané de l’album accompagné de photographies de Tom Conrad, comme d’habitude magnifiques) sur la boutique web d’Empires (presque vide pour cause de destockage récent!), et en version digitale sur leur site officiel.