les oreilles grandes ouvertes

Posts Tagged ‘mélancolie’

Wet

In Albums, Coups de coeur on 17/11/2013 at 20:35

Pierre de lune

wet

Je me souviens de la première fois où j’ai entendu un morceau de Wet : « Dreams » (notez le petit jeu de mots), sur HypeMachine. Redoutablement efficace, avec des billes de sons qui vont et viennent à contretemps façon pendule déréglée puis soudain se rangent tous en ordre sur le refrain. Le trio new-yorkais a depuis sorti un EP éponyme chez Neon Gold, le 15 octobre exactement. Un mois que cet EP m’obsède. Petit bijou de pop électronique et brillante, pierre de lune qu’on glisse dans sa poche comme un porte-bonheur, il surprend de par l’extrême précision avec laquelle il est ciselé. Entre Beacon et Chet Faker, Wet joue les architectes fous et s’amuse à construire et déconstruire par endroits sa jolie maison pop, où résonnent chant féminin, sons électroniques de toutes espèces et base rythmique R&B. Lire le reste de cette entrée »

Mix #3 • Let it snow

In Mix on 21/01/2013 at 21:11

neige

Ce soir, on se pose dans son canapé et on écoute ces sons tomber au rythme des flocons. (et oui je continuerai à poster des morceaux de Chet Faker et de Superpoze encore et encore jusqu’à ce que tout le monde ait liké leurs pages respectives)

Avec : Marijuana DeathquadsShlohmo RhyeJunipFinnebassenKaBest YouthBot’OxIn The CanopyOdezenne

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Chet Faker

In Coups de coeur, News on 17/09/2012 at 22:43

Le plongeon

chet faker terms and conditions

Infinie délicatesse dans la voix, cigarette fumante à la main… En regardant des vidéos de l’hypnotisant Chet Baker (comme celle-ci), on se dit que l’Australien Chet Faker a décidément bien choisi son nom de scène.

Les sons qui composent le squelette de sa musique entre trip-hop et dubstep minimaliste, habilement déstructurée par endroits, sont cotonneux et puissants à la fois. Une sorte de miel sonore, épais et tiède, où on s’enfonce en frissonnant ; et qui vous déforme à l’intérieur. Lire le reste de cette entrée »

Louise and the Pins

In Coups de coeur, News on 14/05/2012 at 20:29

Londres, avant

Elles sont trois: Louise Hull, Bethan Gorman et Sara Templeman. Jeunes, mais leur pop posée et mélancolique a la pureté d’un autre temps.

Au centre, une voix. Celle de Louise Hull, ronde et moelleuse, avec juste une pointe de tragique. En l’écoutant, on a l’impression de mordre dans une brioche encore tiède, parsemée de grains de sucre qui craqueraient sous les dents. Un délice.

« Bell Jar » en acoustique pour les Mahogany Sessions

Clip de « Bell Jar » avec l’acteur David Bradley, touchant, à découvrir ici

Et ici, leur reprise délicate de « Should I Stay Or Should I Go » des Clash

Similarités avec: Damien Rice, Amy Winehouse, Moriarty

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Claire Denamur

In Coups de coeur, News on 28/04/2012 at 22:21

Thank you for smoking?

La pluie, puis la nuit. L’occasion de faire un écart question anglophonie, et parler d’une artiste qui chante plus souvent en français qu’en anglais. Mais en réalité, ce n’est qu’un petit écart : mis à part les mots, tout sonne anglo-saxon dans ses morceaux. Le résultat d’une enfance passée en Amérique du Nord, à écouter Billie Holiday, les Beatles, ou encore Frank Sinatra.

Donc Claire Denamur fait de la chanson blues qui gratte. Armée d’une guitare sèche, elle pose sa voix grave, joliment éraillée (par la cigarette?), sur un accompagnement épuré qui laisse briller ses textes souvent mélancoliques. Sur son dernier album sorti l’année dernière, Vagabonde, elle raconte ses doutes, ceux des autres, nous questionne. Les morceaux, à la fois doux et violents, sont comme autant d’instantanés de vies ; c’est un peu comme si on observait une maison miniature, avec toutes ses pièces remplies de souvenirs. A écouter sur deezer: « 34 Septembre », « Le temps passé », « Daemon », « A Child », « Together »

Sur scène, Claire Denamur a la même énergie et les mêmes sourires qu’il y a quelques années, quand je l’avais vue en première partie de Renan Luce et que ses chansons étaient plus légères et enlevées, entre Dutronc et Rose (premier album sur deezer) . Mais en gagnant en maturité et en profondeur, elle a aussi ouvert la porte à une plus riche expérience émotionnelle pour son public : cette année, au Pont des Artistes, puis à la Gaîté Lyrique, cette enchanteuse à la voix de crin a fasciné.

Elle petite et menue, lui grand et massif. Elle dans les graves, lui les aigus. A quand un duo avec l’excellent Rover?

Géniale reprise des Cold War Kids « Hang Me Up to Dry »

Clip de « Rien de moi »

Et ici, « 34 septembre », superbe live à la Gaîté Lyrique.

Reprise de « La nuit je mens » de Bashung pour France Inter

Similarités avec: The White Buffalo, Crosby, Still, Nash & Young, Rover

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Milagres

In Albums, Coups de coeur on 18/02/2012 at 21:42

Brrr…

milagres glowing mouth eric schwortz

Ne JAMAIS lire de chronique où que ce soit avant d’écrire à propos d’un album. Je le sais, pourtant. Mais quand j’ai vu leur nom dans Tsugi, je n’ai pas pu résister. Résultat, impossible de me sortir de la tête ces idées de vastes étendues nordiques et de buée sur les vitres. Quoique des traces de gel seraient encore plus appropriées, à mon avis… Et je rajouterais un vieux train qui file à travers ces étendues enneigées. Parce que Milagres ne fait pas de la musique immobile ; il y a une énergie froide et industrielle qui transpire des 11 morceaux de Glowing Mouth.

J’avais accroché immédiatement à « Halfway » qui ouvre l’album, mais ensuite je n’avais écouté que d’une oreille au bureau, et j’étais passée à côté de ce qui, après plusieurs écoutes attentives, se révèle être un très bon disque. Les morceaux s’enchaînent sans effort, les refrains restent en tête. Synthés vibrants, percussions laconiques, chant efficace qui passe des aigus aux graves (« Fright of Thee »), s’efface si besoin et devient un instrument comme les autres… Comment ne pas être conquis?

Le groupe, basé à New York, se voit comme « cinq mecs, un van, une aventure sans fin ». Même si on sait que toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin, on espère qu’elle durera très longtemps, cette aventure!

A écouter aussi: le vibrant « Gentle Beast », l’aérien « Glowing Mouth », le collant « Gone », le mélancolique « Doubted »

Téléchargez gratuitement « Here To Stay » sur leur page bandcamp.

Le clip barré et un peu flippant de « Halfway »

Glowing Mouth (Memphis Industries)

1. Halfway
2. Here To Stay
3. Glowing Mouth
4. Gentle Beast
5. Lost in the Dark
6. Fright of Thee
7. Moon on the Sea’s Gate
8. Gone
9. For Disposal
10. To Be Imagined
11. Doubted

Encore merci à Zaza pour l’album!

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M. Jack Bee

In Coups de coeur, News on 01/11/2011 at 22:02

Au pays des surfeurs, on rêve

C’est le son que j’ai cherché toute la journée, alors que dehors la pluie tombait. Un timbre de voix irrésistible, entre puissance et fragilité. D’apparence simple (guitare/voix), ce que propose l’Australien M Jack Bee mérite vraiment qu’on s’y intéresse de plus près : on sent que cette voix, qui semble prête à tous les exercices, peut tout à fait lui permettre de choisir de s’engager sur une voie musicale plus risquée, et de s’extirper ainsi de la masse des chanteurs à chapeau et chant mélancolique.

On voit d’ailleurs déjà la différence entre « Sound of Love » et « She Said », enregistrées en live avec un groupe, et les chansons de son précédent EP In Loops ; même si je trouve que sa voix collerait mieux à une ambiance plus électronique, et moins rock indie. Avec sa batterie tranquille, son piano et ses choeurs, « Sound Of Love » est pour moi la meilleure et la plus originale de toutes (mention spéciale au sifflement de début qui sonne agréablement faux!). Je verrai bien un clip en noir et blanc, avec de la neige. Vous pouvez la télécharger gratuitement sur le site de triple j.

A écouter sur sa page facebook : « Sound Of Love », « Farewell », « Photograph »

« Sound Of Love »

Similarités avec : Damien Rice, Mumford and Sons, Passenger, The White Buffalo, Joe Purdy, Jason Mraz

Mumford and Sons

In Coups de coeur, News on 30/05/2011 at 15:28

Ils manient le lasso et la plume

C’est étrange, ce moment où on décide qu’un nom est apparu trop souvent devant nos yeux pour pouvoir continuer à l’ignorer. Ce moment où on s’oblige à écouter quelque chose dont tout le monde parle déjà. Avec des millions de fans sur Facebook.

Pour Mumford and Sons, la goutte d’eau a été de tomber par hasard sur leur profil purevolume. Clic, me voilà sur leur page. Clic, je choisis une chanson au hasard, les oreilles en alerte, mais le coeur à peine entrouvert, comme si je voulais m’interdire d’apprécier ce que j’entendrais. Un peu comme on goûte  avec prudence un repas tiède qu’on a laissé dans un coin.

Mais dès que les premières notes de « After The Storm » ont retenti, j’ai tout oublié. Les millions de fans, les blogueurs, les concerts auxquels que je n’ai pas assisté… Plus rien n’existait. Il n’y avait plus qu’eux, et moi. Et puis les larmes ont roulé sur mes joues.

Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne jouent que des morceaux tristes. Mumford and Sons, c’est aussi joyeux! C’est un mélange de l’énergie country et de la mélancolie folk. La rencontre de l’Amérique des cow-boys et de l’Angleterre des poètes. Le groupe d’une voix terrible, poignante.

Alors oui, parfois, quand on est blogueur musique, on met de côté sa fierté et on suit le mouvement. Et on le fait avec le sourire. Parce qu’au final, rien n’égale l’émotion musicale.

Leur dernier album, Sigh No More, est disponible sur amazon.

Similarités avec: Joe Purdy, Damien Rice

A écouter: « I Gave You All », « White Blank Page », « Winter Winds »

Version acoustique en librairie de « White Blank Page »

Le très beau clip de « Winter Winds », aux accents irlandais

« After The Storm » (merci à MoodyD)

Version live de « After The Storm » filmée par SeeGigFilmGigPost

To Kill A King

In Coups de coeur, News on 10/05/2011 at 14:22

Retour en arrière

Même si ça enlève un peu de saveur à la découverte sur le moment, puisque ça tombe tout cuit dans mon inbox, ça a quand même du bon d’être dans la mailing-list d’une agence de RP! Peut-être que je n’aurais jamais entendu ces anglais à la pop-groseille; sensible, délicate, tragique.

Dans le ton de Noah and the Whale, avec leurs chansons pleines de mélancolie, hantées par la voix traînante de Ralph Pelleymounter, ils semblent faire ressurgir l’Angleterre industrielle des siècles passés. Leur nom lui-même, To Kill A King, est tiré d’un film sur la Première Révolution anglaise (English Civil War). On s’étonne de leur jeunesse. Ces nuages gonflés de pluie qui obscurcissent si souvent le ciel de nos voisins feraient-ils grandir plus vite?

Côté vidéos, leurs clips sont centrés sur l’humain, mais parfois un peu difficiles à comprendre. Jugez par vous-mêmes avec les clips de « Fictional State » (ci-dessous, mis en ligne il y a quelques jours) ou « Cold Skin ».

Similarités avec: Noah and the Whale, Grizzly Bear, Good Old War

« Bones »

Clip de « Fictional State », leur premier single qui sortira officiellement le 30 mai

Live studio de « Family »

Live acoustique de « Northern City ». Magnifiques harmonies vocales sur le refrain.