les oreilles grandes ouvertes

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Bailiff

In Albums, Coups de coeur on 24/04/2012 at 21:35

Dans les profondeurs de Chicago

Bailiff, c’est comme une plongée dans un Chicago où se mêleraient encore usines fumantes du siècle passé et gratte-ciels rutilants, symboles d’un tout nouveau capitalisme. Ce serait le Chicago souterrain, nocturne, sombre. Le Chicago des caves aux murs un peu sales, recouverts d’affiches, qui foisonnent et résonnent de musiques en tous genres…

Josh Siegel, Ren Mathew et Owen O’Malley font ce que j’appellerais du rock intelligent (et je ne dis pas ça parce qu’ils jouent aux échecs sur la photo). Grosses guitares, gros clavier, basse bien grasse… c’est du gros son, c’est sûr, mais écrit et enregistré avec subtilité. Et même si le groupe s’est formé récemment, il y a une impressionnante maturité dans leurs compositions et leur jeu. On est bien loin du pop/rock adolescent que certains s’acharnent encore à faire aujourd’hui! Seul petits bémols, le chant  un peu trop classique (moins d’effets ne ferait pas de mal), et peut-être quelques longueurs sur certains morceaux.

Leur premier album, sorti en juin 2011, s’intitule Red Balloon. Il est noir, poignant. J’aime particulièrement: la piste d’ouverture « Cricket » et ses choeurs inquiétants, sa guitare qui pleure comme un violon et ses percussions sourdes, « Everyday Fire », à contretemps, « Eventually », balancée et entêtante, « Curtains », au rythme soul/hip hop et aux guitares qu’on jurerait entendre chanter, « Red Ballon », pause à deux voix avec un refrain tout à fait pop (j’aurais bien vu une voix féminine pour donner encore plus de relief). A écouter en intégralité sur le player ci-dessous.

Similarités avec: Hooray for Earth, These New Puritans, Empires, New York Rivals, Broken Bells


« Emptied Out » en session HearYa Live

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Holding Mercury

In Groupes favoris, News on 26/06/2010 at 16:45

Chicago : acte 2

I’m Not Well – Holding Mercury

Une chanson, on l’oublie bien souvent – moi la première, offre un double visage : une mélodie et des mots. Et rares sont les groupes qui à mes yeux sont aussi doués pour ces deux types d’écriture. C’est le cas de ce quatuor de Chicago.

Holding Mercury c’est un rock solide, plutôt classique, mais où brillent de belles étincelles d’originalité. Une voix accrocheuse, avec toujours ce petit côté fragile, aux multiples possibilités.

Mais c’est aussi des textes bien écrits, parsemés de questions et de réflexions, comme pour refléter tous les doutes qui assaillent l’auteur. Des vers générateurs d’images poétiques.

Extrait de « Let It Go », tiré de leur album Downfall Of An Empire

Summer nights
Sunlight bleeds through bended shades
Close your eyes
I know it’s hard to sleep when hands are shaking
Forgive me, Forgive me if I try too hard
You’re running out, running scared

Holding Mercury : Michael Durband (basse), Matt Hoffer (chant, guitare), Ashok Warrier (guitare, choeurs), Garret Hammond (batterie).

Ce que j’aime : la façon dont Matt laisse traîner sa voix sur « I’m Not Well », la douceur de « Anchors Away », la mélodie des couplets de « No One Around (Modern Shakespearean Tragedy) »

Similarités avec : U2, 30 Seconds To Mars, Panic at the Disco

« Unrequited Love » version guitare acoustique (Matt)

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Empires

In Groupes favoris, News on 07/05/2010 at 22:32

Drapeau Orange : mer agitée

Midnight Land – Empires

Vus les posts précédents, on pourrait penser que Los Angeles a le monopole des bons groupes de rock, mais c’est loin d’être le cas. Plus à l’Est, au bord d’un Grand Lac, se trouve un autre vivier de talents : Chicago. Première étape de ma démonstration.

Empires : Tom Conrad (guitare), Ryan J. Luciani (batterie),  Max Steger (guitare), Sean Van Vleet (chant)

C’est au hasard d’un clic sur le web que je télécharge  début 2008 le premier album auto-produit de ce groupe, intitulé Howl. Coup de coeur instantané. Je le sens à l’intérieur, il se passe quelque chose. C’est dans ces moments là qu’on prend toute la mesure de la magie de la musique. Quand il y a réellement transmission d’une émotion, des artistes au public. Impossible à décrire, à expliquer. Seulement, tout notre corps et notre esprit est bouleversé. Et ça a été le cas avec leur musique, dès la première écoute. J’accroche à la voix, qui semble se craqueler, aux puissantes guitares, aux paroles poétiques. A la douceur qui s’installe lorsqu’il n’y a plus qu’un clavier et une batterie.

Howl, c’est 15 chansons toutes plus réussies les unes que les autres. Souvent rock, parfois douces, toujours émotionellement très fortes ; à tel point que se forment dans notre tête des images étonnamment précises quand on les écoute. L’album, victime de son succès, n’est plus disponible en version physique, par contre vous pouvez le télécharger gratuitement sur leur site.

J’aime particulièrement : la voix vibrante d’émotion de Sean sur « Hayley », l’air joyeux de « Believe! », l’énergie de « Late Night Rendezvous »

Similarités avec : Third Eye Blind, Muse

Howl

1. Spit The Dark
2. I Want Blood
3. Modern Love
4. Valmont
5. Believe!
6. Late Night RendezVous
7. Warning Mark
8. Don’t Let It Fool You
9. Under The Bright Lights
10. All Night Long
11. Midnight Land
12. My Poor Lover
13. Keep The Mood
14. Anywhere
15. Hayley

Clip de « Spit The Dark »

Interview avec The Rockstar Stories et extraits acousiques pour LoonaticTV

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