les oreilles grandes ouvertes

Archive for the ‘Concerts’ Category

Blame Ringo!

In Albums, Concerts, Coups de coeur on 24/08/2011 at 14:13

Un Beatles pointilleux?

Un vendredi soir à la Brisbane Powerhouse. Il fait déjà nuit, peu de gens se sont déplaçés. Mais il en faudrait beaucoup plus pour décourager le groupe en résidence pour le mois de juin! Ce sont les Blame Ringo! et leur toute nouvelle formation (qu’ils appellent modestement « le groupe de rêve »): Pete Kilroy, Ross Pearson, Jessiah Cocks et Jack Parkes. Les Australiens jouent des morceaux qui leur ressemblent, simples et profonds à la fois ; sans fioriture inutile. Du pop/rock/folk tranquille, à la manière des New-Yorkais de The Canon Logic. Ils ont l’humour léger, le sourire franc… Terriblement attachants. La dernière chanson est une révélation: ce groupe est taillé pour la réussite.

Et le concert n’a pas manqué d’action. La meilleure: le photographe à la barbe hirsute (qui passait son temps à prendre des plans étonnamment rapprochés des musiciens) s’empare tout d’un coup du micro et se met à rapper, en dévoilant un t-shirt à son effigie sous sa veste! Une intervention sans aucun doute planifiée, mais qui n’en est pas moins agréablement surprenante. Il s’agit en réalité de Danaj The Unstoppable.

Leur EP Too Strange For Avery oscille entre inspirations Beatles, Crosby and Co. ou encore Kooks. A écouter sur leur page bandcamp: « One-Way Driver », « Midnight To Twilight », « The Girl Who Likes Me »

Enfin, si vous voulez en savoir plus sur l’histoire qui entoure le choix de cet étrange nom, à savoir « C’est la faute de Ringo Starr », allez faire un tour sur leur site officiel… Un site web tout en largeur, plein de textes, photos et théories délirantes. On y apprend que le célèbre Beatles aurait menacé le groupe, qui s’appellait alors Goodbye Vienna, de les attaquer en justice pour une affaire de copyright (c’est aussi le titre de son 4ème album).

« One-Way Driver »

Vidéo qui a fait un peu de buzz même en France en 2009: Un jour à Abbey Road, pour leur morceau « Garble Arch » sur leur premier album

Clip (hilarant) de « In A Hurricane »

Vidéo commerciale pour Dreamworld. Bien sûr, l’originalité n’est pas vraiment au rendez-vous, et ce n’est apparemment qu’un remake, mais peu importe: c’est une des chansons les plus joyeuses que j’ai jamais entendue, et je vous mets au défi de ne pas sourire en l’écoutant.

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The Chemist

In Concerts, Groupes favoris, News on 20/06/2011 at 08:51

Science ou sorcellerie?

Dire que j’ai été impressionnée par la qualité de ce groupe, dont je n’avais même pas écouté un morceau avant de venir au concert au Hi-Fi en mai dernier est un bel euphémisme. En fait, c’est carrément une des meilleures surprises que j’ai jamais eues en live! Leur prestation en un mot: folle. Une gifle en pleine figure. Aussi à l’aise sur l’expérimental que le mélodique, l’amère douceur ou l’énergie débridée, The Chemist (à ne pas confondre avec les anglais de The Chemists) captent le public grâce à la voix de Benjamin Witt qui a juste ce qu’il faut d’éraillé, et à un jeu sans faille.

Le groupe est originaire de Perth, sur la côte Ouest australienne. Une ville à l’écart, mais qui est paradoxalement un véritable hub musical. C’est là-bas qu’ont débuté les Birds of Tokyo, John Butler Trio ou encore Eskimo Joe. C’est aussi là-bas que se déroulent le V Festival et Southbound Festival, et le Big Day Out et Soundwave Festival y font leur arrêt annuel.

Un peu rebelle (« De toute façon c’est pas comme si vous connaissiez nos chansons! »), The Chemist se prennent au sérieux sans se croire au-dessus du lot. Pourtant, ils le sont… et largement. Mélangeant percussions hypnotisantes, rythmes parfois venus d’Europe de l’Est, ils créent un monde irréel. Etrange, sombre, toujours changeant ; sans limite. En film, ce serait l’Imaginaire du Docteur Parnassus. En image, une roulotte de cirque brinquebalante, perdue au milieu de nulle part.

Le quatuor a sorti deux EP en 2010, Lullabies (pochette claire) et The Wolves Howls Shatter The Old Glass Moon (pochette noire). Lullabies porte un nom trompeur: il n’y a en réalité qu’une seule piste que l’on pourrait décemment chanter à un enfant pour l’endormir, « When The Morning Comes ». Et ce n’est pas la seule surprise pour l’auditeur. On se rend vite compte en écoutant le CD que le groupe cultive un véritable goût pour le contraste et l’innatendu, brouillant sans cesse les pistes. Sur « Sweet Dreams », la voix tremblante de Benjamin entourée d’étranges bruits métalliques donne une toute autre couleur aux paroles pourtant tout à fait innocentes, et semble plus propice aux cauchemards qu’aux « beaux rêves ». Au contraire, la dernière, malgré un titre plutôt morbide (« As Deep As Death »), a un parfum d’été avec ses cuivres et son rythme balancé. Enfin, leur single « Mercy », qui ouvre le bal, débute sur un air de boîte à musique, mais se change très vite en hymne pop/rock au refrain entêtant. Le deuxième EP, plus rock excepté la triste « Find My Way Back Home », s’intitule The Wolves Howls’ Shatter The Old Glass Moon. On y retrouve cinq morceaux aux inspirations variées, qui vous convaincront définitivement du talent fou de ces Australiens encore méconnus, entre scientifiques et sorciers.

Téléchargez gratuitement « YYY » sur leur page Triple J (vous trouverez aussi des démos de « Stars » et « Don’t Look Down », mais écoutez plutôt les versions finales qui sont sur l’album).

A écouter: « Don’t Look Down », « Lullaby #1 (Mercy) », « Things Have Changed », « As Deep As Death »

Très beau clip de « Lullaby #1 (Mercy) »

Similarités avec: Forgive Durden, Kiss Kiss, Queen, Panic at the Disco en version sombre

Lullabies

1. Lullaby #1 (Mercy
2. When The Morning Comes
3. Sweet Dreams
4. As Deep As Death

The Wolves’ howls shatter the old glass moon

1. End Of July
2. Stars
3. Things Have Changed
4. Don’t Look Down
5. Find My Way Back Home

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Sparkadia

In Albums, Concerts, Coups de coeur on 12/04/2011 at 02:01

L’Homme qui était plusieurs

Pourquoi ce titre? Parce que même si ce groupe se résume aujourd’hui au seul chanteur Alex Burnett, ça ne sonne absolument pas comme l’oeuvre d’un artiste solo : il se dégage des chansons une étrange multiplicité, comme si les anciens membres du groupe étaient encore présents, dans l’ombre.

Sparkadia vient d’Australie. Je l’ai découvert la semaine dernière sur un blog du site de triple j’s, radio et magazine australien dénicheur de talents.  Il définit sa musique comme de la pop, et c’est vrai qu’on peut penser à des artistes comme Oh, Land ou Coldplay en l’écoutant, mais je trouve qu’elle se rapproche aussi beaucoup du genre de rock posé que font The Temper Trap ou The National. Quelque chose de grandiose sans être grandiloquent, avec synthétiseurs et voix qui résonne.

Enregistré à Londres, ce nouvel album intitulé The Great Impression succède au premier opus collectif, Postcards, qui était plus léger. Un remarquable effort, lisse et poli comme un coquillage marin. A écouter en intégralité sur grooveshark.

J’ai été à son/leur concert – complet – au Hi-Fi à Brisbane vendredi dernier. Je mentirais en disant que je n’ai pas trouvé ça extra… mais en même temps je me demande un peu comment j’ai pu autant aimer. Tentative d’explication avec les points négatifs de la soirée :
a) son air « je-sais-que-vous-m’aimez-tous-et-c’est-bien-normal ». Fausse impression peut-être, je n’en sais rien, mais impression quand même. Sans doute due en partie à son style vestimentaire, costume noir et col serré, entre curé et croque-mort : pour le coup on avait devant nous exactement le même bonhomme que celui du clip de « Talking Like I’m falling downstairs »! Les Australiens ont eu l’air d’aimer cette image de gourou innaccessible. Moi, j’ai du mal! Au moins, ça m’a fait vraiment apprécier les deux moments où il a souri, à la fin du concert…
b) obectivement parlant, pas tellement de performances époustouflantes au niveau musical ou visuel.
c) un manque cruel de surprises en tout genres.

Un concert très (trop?) bien ficelé, donc. Mais pourtant, aussi paradoxal que ça puisse paraître, ça a complètement marché, et j’ai été transportée! Parce que ces mélodies qui filent vers nous comme des étoiles, parce que ce synthé électrisant, parce que « Mary ». Je n’ai pas été déçue par sa version live, ça a été un des moments forts du concert… avec « China », explosive, fantastique (j’en ai encore des frissons). Et qui s’arrête aussi sec. C’est toujours impressionnant de se rendre compte que vivre en live une chanson peut changer à jamais la perception qu’on en a. Mes autres coups de coeur :  « Too much to do », lumineuse, « Jealousy » et « Love less love », reprises en choeur par un public aux anges… Honorable Mention pour la légère « Morning Light », qui me fait bizarrement penser à « Longview » de Green Day avec son « he sits here all alone, waiting for something to happen » et ses guitares rythmiques.

Pour ce qui était des autres groupes ce soir là, les Operator Please ont sans surprise largement surpassé Alpine, avec une bonne présence scénique et des morceaux qui décoiffent. Possible que j’écrive un article complet sur eux bientôt!

« Mary »

Clip de « China »

Clip de « Talking Like I’m Falling Downstairs »

facebooksoundcloud (plein de remixes sympas!)

 

Passenger

In Concerts, Coups de coeur, News on 15/03/2011 at 10:47

Vers d’autres horizons

Je ne suis pas vraiment ce qu’on appelle une personne impulsive. Mais quand j’ai entendu cette voix en me promenant par hasard sur Queens Street Mall à Brisbane, qui transperçait le bruit des passants pressés, j’ai senti qu’il se passait quelque chose. On s’approche, et on découvre un guitariste pieds nus, entouré par une soixantaine d’oreilles attentives. Je récolte un flyer, découvre qu’il joue le soir même au Old Museum. Quelques heures plus tard, me voilà assise dans l’herbe, à manger un paquet de chips saveur barbecue, en attendant que les portes  de la salle s’ouvrent.

Même s’il est la première découverte que j’ai faite sur le sol australien, Passenger est britannique. Mike Rosenberg de son vrai nom, il était en tournée par ici après avoir enregistré son album Flight Of The Crow en collaboration avec de nombreux artistes locaux. Sa performance était décontractée (pas comme les tenues de mes voisines, je me sentais un peu plouc avec mon short), pleine d’intéractions avec le public. On en apprend beaucoup sur lui entre les chansons, sur sa vie. C’est ce que j’aime chez lui. Il a beau chanter la réalité, il arrive à la transcender, si bien que ça devient un peu notre histoire à tous. Comme si on faisait tous le même voyage. Parce que nous sommes tous des passagers, en proie à cette envie de changement, de nouveaux horizons.

Passenger est passionné, et ça se voit. Quand il joue, il y met tout son coeur, tout son corps. Sa voix devient à elle seule un instrument à part entière, encore plus puissant en acoustique. On pense à James Blunt, mais en plus doux et moins criard, avec plus de « matière » à l’intérieur. On sent le désespoir et l’espoir, l’urgence, la fragilité. Ses paroles sont honnêtes et tendres, parfois humoristiques. La preuve que talent et modestie peuvent bien coexister…

Petit aperçu du concert du 19/02

Reprise de « Sound of Silence » de Simon & Garfunkel, fantastique.. Assemblée muette, silence religieux. Impossible de tenir mon appareil photo devant moi.

Le côté plus léger de la vie était incarné ce soir-là par les deux autres musiciens, Daniel Lee Kendall, joueur, et Old Man River, avec son accent américain et sa tête de baroudeur.

Clip de « You’re on my mind » de Old Man River

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Young the Giant (2)

In Albums, Concerts, Groupes favoris on 27/02/2011 at 11:00

Musiciens, magiciens

young the giantNouveau post à propos de cet extraordinaire groupe californien, à l’occasion de la sortie de leur premier album en tant que Young the Giant, sobrement intitulé… Young The Giant.

Mais d’abord, petit retour en arrière. En 2004, The Jakes était un groupe de lycéens, acronyme comportant la première lettre des noms des 5 membres du groupe (dont Sameer, Jacob et Ehson). Les années passent, les membres vont et viennent, sont dispersés dans différentes universités. Ils parviennent quand même à continuer d’écrire et à jouer ensemble régulièrement. En 2008, lorsque je les entends pour la première fois, ils sont six: Sameer (dont la voix aérienne ne peut vous laisser indifférent), Francois (alors bassiste),  Payam, Jason (ancien batteur), Ehson (claviers) et Jacob. Leur son est innatendu, rafraîchissant. Leur paroles à la fois poétiques et engagées. Plus sur leur premier EP dans cet article.

Aujourd’hui, Young The Giant se compose de (de gauche à droite sur la photo) : Sameer, Jacob, Francois, Eric, Payam. Tout s’est enchaîné depuis  qu’ils ont eu la chance d’assurer la première partie des Kings Of Leon en Janvier 2009, à la House of Blues de Chicago, après avoir été sélectionnés par le groupe et les fans. Ils signent chez Roadrunner Records, puis décident d’abandonner le nom de The Jakes, qui n’a plus vraiment de raison d’être étant donné la nouvelle composition du groupe, mais surtout, comme l’explique Sameer ici, correspond à une période révolue, celle des années lycée. Désormais, ils seront Young The Giant, témoins du « gigantesque combat que la jeunesse de chaque génération doit mener contre le cynisme et le désenchantement », d’après les mots de Sameer. Néanmoins, il rappelle aux fans qui pourraient être désorientés que « ce qui est important, c’est la substance, pas le nom ».

Hiver 2010. Le groupe se fait remarquer lors de sa performance aux CMJ Festival à New York. Résultat, un article dans les Inrocks, et sur leur site CQFD.  Voilà enfin un début de buzz dans notre beau pays! Le groupe annonce d’autre part la sortie du single « Apartment » au Royaume-Uni chez Young and Lost Club Records, un label indépendant basé à Londres connu pour dénicher les perles rares.

Arrive 2011. En Janvier, Young The Giant fait une apparition à la TV nationale US, en jouant deux chansons lors du « Jimmy Kimmel Live! ». Février, le groupe s’envole pour 4 dates à Londres, suivies par un showcase-surprise à Cologne (Allemagne). Ils seront de retour en Europe en mai prochain.

Que dire du nouvel album, dans les bacs (comme on dit) depuis le 25 Janvier? Simplement que la magie opère mieux que jamais. Quoiqu’en dise Pitchfork, ils n’ont pour moi pas perdu ce qui faisait d’eux un groupe unique et universel à la fois. Honnêtement, je n’avais pas totalement accroché à « My Body » la première fois que je l’avais entendue, et je l’écoutais un peu machinalement parce que c’était la seule nouvelle chanson disponible avant septembre ; mais depuis, surtout après l’avoir vécue en live à Londres, j’ai réalisé à quel point elle était centrale. C’est une sorte de pivot, quelque chose  de solide sur lequel ils s’appuient pour construire l’album entier.  Autour, gravitent des morceaux sensibles et émouvants, qui donnent des envies d’évasion. On retrouve deux nouvelles versions de chansons de l’EP Shake My Hand « Cough Syrup » et « Garands (at Normandie) ». L’album se clôt avec deux morceaux qui, tout en restant conforme au son global de l’album, sortent du lot : « Islands » (lente, très peu d’instruments, beaucoup plus ambient), et « St Walker » (un rythme original sur le refrain). La dernière piste, « Guns Out », nous ramène sur des terres connues, tout en laissant la porte grande ouverte sur de nouveaux horizons, « where the stars meet the sky »…

A noter que depuis quelques jours, on peut écouter « Apartment » sur Deezer, ce qui marque encore un pas en avant dans leur conquête de l’Hexagone! Mais par pitié, enlevez-moi cette biographie qui retrace l’histoire des Young Marble Giants…

« Apartment » en version acoustique, irréel

« Strings » pour l’excellent blog Big Ugly Yellow Couch

Ecoutez aussi leur magnifique reprise de la chanson d’Adele « Rolling in the deep », pour l’émission de Dermot O’Leary sur BBC Radio2 (UK)

Young The Giant

1. Apartment
2. My Body
3. I Got
4. Cough Syrup
5. God Made Man
6. 12 Fingers
7. Strings
8. Your Side
9. Garands
10. St Walker
11. Islands
12. Guns Out

Premier album disponible sur amazon, la fnac

These New Puritans

In Concerts, Coups de coeur, News on 16/01/2011 at 21:39

Electronique et électrisant.

Ce n’est qu’en novembre dernier, en cherchant un concert pour remplacer celui des Scissor Sisters au Razzmatazz (Barcelona) – annulé pour cause de « problèmes d’argent » -, que j’ai découvert ces Britanniques dont les bouilles de gamin reflètent mal la noirceur musicale. Ils avaient alors déjà acquis une certaine renommée, notamment grâce à leur partenariat avec Levi’s. Leur dernier album Hidden a même depuis été choisi « Album de l’Année » par le célèbre magazine NME.

Leur musique, particulièrement bien enregistrée, est tout simplement envoûtante. Il y a quelque chose dans ces percussions qui résonnent et ces guitares acérées qui vous tient en haleine, quelque chose dans ces sons électroniques ronds et poisseux qui vous empêche de vous échapper.

Leur concert du 12/11 au City Hall (Barcelona), à l’occasion des Levi’s Unfamous Music Awards, a été une  expérience très intéressante, à défaut d’être inoubliable. J’avoue que j’ai pris peur en voyant des chaines qui pendaient près de la batterie, finalement ils ne s’en sont servis que comme instrument de musique… Mais il n’empêche que ces gars-là sont vraiment en dehors du monde. C’est un peu comme s’ils étaient possédés. Ce qui fait qu’en live, ils arrivent bien à emmener une partie du public avec eux, mais par manque de rythme et trop de psychédélisme, ils en laissent malheureusement une autre partie sur la touche. Exception faite de la folie contagieuse déclenchée par « We Want War », inimitable.

Remarque à part, le saxophoniste et le baryton étaient littéralement ailleurs puisqu’ils avaient dû boire et fumer un peu trop avant de monter sur scène. Je sais qu’ils trouvent qu’ils jouent mieux en absorbant quelques substances plus ou moins licites, et qu’ils y prennent plus de plaisir, mais  croyez-moi, en tant que spectateur, face à quelq’un qui cligne mécaniquement de l’oeil droit toutes les 5 secondes, on se sent un peu mal à l’aise…

Quant aux clips, ils sont sombres, lents, un peu dérangeants. Je vous laisse découvrir par vous-mêmes ceux de « We Want War » et « Attack Music », deux des chansons les plus réussies de l’album à mon avis, aux entêtantes consonnances orientales.

Clip de « We Want War »

Clip de « Attack Music »

Hidden est disponible sur amazon ici,  leur album sorti en 2008 Beat Pyramid ici.

site officiel

Septembre : concerts parisiens

In Concerts, Coups de coeur on 21/10/2010 at 21:28

Je n’ai pas l’habitude de découvrir des groupes en live. Chronologiquement, ça donne plutôt : découverte sur internet/dans un magazine, puis achat de CDs, puis plusieurs mois ou années plus tard, le concert. J’ai récemment goûté aux joies de lives de groupes qui m’étaient jusqu’alors inconnus, et je dois dire que c’est tout aussi agréable. D’accord, on ne fredonne pas les chansons, mais c’est une émotion différente… quand la qualité est au rendez-vous, bien sûr.

Paris, 7 septembre. Une provinciale parmi tant d’autres qui descend du Téoz Eco de 22h : moi. Objectif de ces 10 jours de pause plus ou moins solitaires, profiter au maximum. Oui, j’aime Paris. J’aime sentir ce bouillonnement culturel, musical.  Le quartier où se situe le bar/concert l’International est une véritable aubaine pour les passionnés comme moi. Des guitares qui fleurissent dans les cafés, des voix qui vous happent quand vous marchez dans la rue… Même seule, j’ai le coeur léger, et l’agréable impression d’être tout à fait à ma place.  Dur de devoir continuer jusqu’au métro pour rentrer chez soi! Toujours est-il que j’ai récolté quelques noms d’artistes à surveiller.

Les + :

Puggy aux Virgin des Champs-Elysées. Je passe devant 1h avant, il pleut, j’allais continuer quand j’entends les notes d’une chanson que je reconnais, j’entre. Décor magnifique, escalier et colonnes de marbre surplombant une haute salle circulaire. Devant moi, la scène, les Puggy, quelques fans déjà. Le temps de ranger mon parapluie, je profite de la fin des balances. Ca n’a pas l’air d’être facile de le faire devant tous ces gens. Mais ça crée une certaine complicité avec le public déjà présent. En attendant 19h, je sors mon magazine et je laisse mes oreilles traîner au gré des conversations. Enfin c’est l’heure, les revoilà sur scène. Ils enchaînent les titres « écourtés », mais l’énergie et la bonne humeur qui m’avaient tant plues aux FrancoFolies sont toujours là. Reste que le beau temps de la Rochelle et l’ambiance festival me manquent un peu… Séance dédicaces, impossible pour moi de faire la queue pour obtenir une simple signature, je leur demande de faire un dessin à la place!

I am Oak : pop néerlandaise. Sweet & soft. Une voix toute en finesse qui donne du relief aux morceaux. Leur myspace ici.

« On Trees and Birds and Fire » en live

Hal Flavin : electro-choc. Moi qui écoutais Awolnation toute la journée, me voilà ravie par ces Luxembourgeois un peu illuminés, aux sons électroniques dévastateurs.

Petit medley (son studio, image live)

Gaspard Royant : blues. Parfois posé, parfois plus enlevé, toujours tendre.

Duo avec Marie-Flore « Yours » pour le Hiboo d’Live dans une twingo

Clip de « Yours »

The Paper Plane : rock and roll. Retrouvez-les sur noomiz.

Bertrand Belin, Brisa Roché et Brune, au Studio Charles Trénet (Maison de Radio France). Si vous avez la possibilité d’assister à l’enregistrement de l’émission « Le Pont des Artistes », courez-y! Quels que soient les artistes invités, ça n’a pas de prix :  au sens litéral puisque c’est gratuit, mais surtout, vous repartirez avec des souvenirs plein les yeux et les oreilles. Et  ce sera peut-être l’occasion de vous débarasser de quelques préjugés.
J’ai été bluffée par les prestations de ces 3 artistes, en particulier Bertrand Belin. J’avoue qu’en général je ne suis pas une grande fan de chanson française, encore moins quand les couplets sont à peine chantés, et je m’attendais donc à rester assez insensible à ce qu’il ferait… Mais c’était sous-estimer le pouvoir du live! Non seulement lui et son groupe étaient objectivement géniaux quand ils jouaient, puisqu’ils arrivaient vraiment à transmettre leur passion, mais la table ronde avec les autres invités permettait de le découvrir en tant qu’artiste pensant. Quel plaisir de l’écouter échanger avec Brisa Roché sur l’anglophonie, l’écriture… Cela crée vraiment un lien avec le public. Résultat, ses chansons m’ont tellement émue que j’en ai eu les larmes aux yeux.
« Le Pont des Artistes », animé par Isabelle Dhordain. Diffusion sur France Inter le samedi soir (20h05-22h), enregistrement le mercredi à 19h30 (rendez-vous dans le Grand Hall vers 18h)

Les – :

Opium Baby (caricature du groupe pour adolescentes, autant côté look que musique), Ed-ake (de gros espoirs en les écoutant sur myspace juste avant la soirée… espoirs horriblement déçus! peut-être reverrais-je ma copie en les entendant avec guitares électriques mais en version acoustique, c’est malheureusement extrêmement plat).

En bref, ce fut un mois de septembre riche en découvertes, et j’espère bien dénicher un bar/concert aussi génial que l’International parisien à Barcelone où je vais rester jusqu’à décembre…

Festivals

In Concerts on 25/07/2010 at 16:40

Pause Guitare + Francos

En stage, oui. Mais pas question de rater les belles occasions qui se présentent.

Pause Guitare à Albi, déjà, samedi 10 juillet. Une petite virée en voiture par un temps magnifique, 4 concerts en plein air devant la Cathédrale Sainte Cécile : Revolver, Pony Pony Run Run, Ghinzu et Archive. J’avais déjà vus les deux premiers, au Phare pour l’un, au Bikini pour l’autre. Mise à part l’extraordinaire reprise des Crosby, Still Nash and Young en acoustique au milieu du public, ici remplacée par une autre reprise plus rock donc plus adaptée à l’ambiance festival, j’ai trouvé que les Revolver s’étaient encore améliorés. Au Phare, toute la première partie du set avait été trop parfaite, trop lisse. On avait clairement senti un basculement lorsqu’ils avaient commencé à interagir avec le pubic. Là, on a été plongé tout de suite dans leur univers. Par contre, j’avais un souvenir explosif de la prestation des Pony Pony Run Run, et j’ai été un peu déçue.  Trop d’electro, pas assez de rock. A croire qu’ils avaient décidé de transformer la place de la cathédrale en boîte de nuit géante. Heureusement, les Ghinzu sont arrivés, et là les choses sérieuses ont commencé. Autant en studio ils restent assez calmes, autant en live, qu’est-ce qu’ils envoient! Impossible de s’arrêter de remuer, de taper dans les mains. A la fin on est épuisés, mais heureux. Je ne parlerai pas des Archive. Je sais que beaucoup les apprécient, notamment de nombreux « pros ». Moi non. C’était plat. Et encore pire quand la fille se met à chanter. On est parties au bout de la troisième chanson… on avait de la route à faire!

Trois jours plus tard, mardi 13, direction La Rochelle, seule cette fois. 10h de train et un jour de congé de pris uniquement pour assister au premier concert sur la scène Not Ze Francos : Puggy, Gush, Pony Pony Run Run (oui, encore eux). Aucun regret. Des souvenirs plein les yeux et les oreilles, que je n’oublierai pas de sitôt. Je souris encore tout seule en y repensant, c’est vous dire! Coup de coeur de la soirée, les Puggy. J’avais pas mal écouté leur EP sur Deezer, mais en live, c’était tout simplement fantastique. Matthew a une voix magnifique, qu’il maîtrise à la perfection, le bassiste (Romain) est excellent, tout comme Ziggy le batteur/pianiste. Sans oublier les solos de guitare sèche de Matthew, impressionnants. Vraiment un groupe de musiciens hors-normes, qui garde cette petite touche de simplicité et de modestie qui leur donne un charme fou. Le public a tellement accroché qu’ils ont eu droit à un « Oh oh oh oh oh » en plein milieu d’une chanson! J’espère les revoir bientôt, et surtout j’attends avec impatience leur album qui sort le 23 août prochain. Les Gush ont eux aussi été excellents. Un peu moins variés musicalement parlant peut-être, mais quelle classe! Ils valent le détour rien que pour la chanson « Let’s Burn Again », véritable éclair de génie. J’y étais accro avant le concert, ça continue! Et ces 4 voix qui s’entremêlent créent une marque de fabrique prometteuse. Quant aux Pony Pony Run Run, n’ayant évidemment pas changé l’orientation sonore de leur set depuis le weekend, ils n’ont pas réussi à me faire bouger beaucoup, si bien que j’ai pu -miracle- filmer de façon continue plusieurs chansons! Cela dit, la majorité du public avait l’air conquis, je dois l’admettre. Il en faut pour tous les goûts!

Quelques vidéos que j’ai faites…

Puggy – extrait de « Teaser » aux Francofolies 2010

Gush – extrait de « Dance On » aux Francos 2010

Pour des morceaux entiers et d’aussi bonne qualité, allez voir ici pour « Burned » de Puggy et pour « Let’s Burn Again » de Gush.

Et pour les Pony Pony Run Run, voilà « Hey You » et « First Date Mullet » (final).

Clip génial de « Let’s Burn Again » de Gush

 

Are We Brothers?

In Concerts, Groupes favoris on 05/04/2010 at 18:38

Des Danois entre rock et ska

Mais si vous les connaissez. Vous n’allez pas me dire que vous n’avez jamais entendu leur chanson « Come Around » à la radio?! « I need you come, baby come, baby come around… » Ah vous voyez! Comment ça, vous ne saviez pas que c’était d’eux?

Voilà résumée la situation de ce très bon groupe danois. Tout le monde (ou presque) connaît ce qu’ils font, mais très -trop- peu encore essayent d’en savoir plus. Et c’est ainsi que le 27 mars dernier, nous nous sommes retrouvées, mes amies et moi, à profiter d’un concert quasi-privé de Are We Brothers?, au Rex à Toulouse…

Excellent concert, d’ailleurs. Le groupe ne s’est absolument pas laissé démonter par notre petit nombre, et nous avons eu droit à 1h15 de bonheur auditif! Au programme : la plupart des chansons de leur album éponyme, plus quelques nouvelles et une reprise de MGMT. Ils avaient l’air heureux de jouer, les arrangements étaient vraiment bien trouvés (je pense en particulier à la version beaucoup plus « rock » de « Put Your Money Back In The Bank »), et ils ont montré qu’ils avaient tous un réel talent musical ; j’ai notamment eu la preuve que oui, il existe des chanteurs qui savent jouer de la guitare, et qui ne se contentent pas de plaquer quelques accords par ci par là! En tout cas, on a bien dansé, et comme on a pu leur dire une fois le concert terminé, on espère les revoir bientôt!

Je remercie ici mon amie Edeline, qui m’a offert leur CD à Noël ; sans elle, j’aurais sans doute raté ce concert génial, car je préfère connaître déjà les chansons avant de voir ce qu’elles donnent en live. Cet album, sorti chez Discograph l’année dernière, reflète bien l’image que donne le groupe lui-même : c’est un ensemble original, dont on perçoit l’unité malgré la variété, d’une qualité prometteuse. Même si toutes les chansons ne paraissent pas aussi abouties les unes que les autres, avec des couplets qui tirent vers le reggae et des refrains plutôt rock/ska, le groupe semble avoir trouvé sa marque de fabrique.

Ce que j’aime particulièrement : les cuivres sur « Rough Night » et les autres, le rythme enlevé sur « You Got Your Dreams », la façon dont Lasse chante « I’m the sweat on your skin » sur « Know I’m Right », la grosse voix sur « Looks Like Snow »

Similarités avec : The Kooks, The Subways, The Hives

Are We Brothers?

1. Make It The First Time
2. The Ghost Is Me
3. Come Around
4. You Got Yout Dreams
5. Calm Down
6. Echo
7. Put Yout Money Back In The Bank
8. Know I’m Right
9. It Looks Like Snow
10 Rough Night
11. Count On Me

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