les oreilles grandes ouvertes

Meshell Ndegeocello

In Coups de coeur, News on 13/12/2011 at 22:15

Respirer

Quoi de plus naturel pour les Hommes que de respirer ? Pourtant, on ne s’arrête jamais, on court après le temps, toujours ; on se jette la tête la première à travers les portes du métro qui se referment, alors que le suivant arrive dans 3 minutes… Et au passage, on manque tous ces petits moments qui nous rendent heureux.

Je vous laisse lire à ce sujet l’article à propos de l’expérience imaginée par le Washington Post et réalisée dans une station de métro avec la complicité du célèbre violoniste Joshua Bell, dont on a beaucoup parlé.

Mais Meshell Ndegeocello, qui a grandi à Washington, ne fait rien comme tout le monde et son nouvel album, Weather, est une longue respiration. Elle y apparaît apaisée, même si elle n’a pas perdu son franc-parler. Sa musique est toute en finesse et retenue, et pourtant libérée. Un contraste qu’on retrouve aussi chez l’artiste elle-même : aussi surexcitée en coulisses que calme sur scène, sa voix est aussi grave que son chant aérien.

Le son est franc et naturel : on entend les vibrations de la guitare sèche. Il est dense et plein d’espace à la fois : les deux voix, grave et aigue, aussi larges l’une que l’autre, semblent presque se rejoindre sur la portée. Le temps est suspendu, on est comme plongés dans du velours.

Parmi ces 13 morceaux plutôt courts (autour de 3 minutes), les meilleurs sont pour moi : « Oysters » et son atmosphère ouatée, « Dirty World » et sa ligne de basse collante qui nous attrape au vol et nous tient en haleine, « Crazy and Wild », duo épuré et rêveur, et enfin « Don’t take my kindness for weakness » qui clôt en douceur cet album à écouter sur deezer!

En live, c’est tout simplement captivant. Meshell et ses musiciens au jeu parfait (mais sans être lisse) nous font voyager avec une facilité déconcertante. Je n’oublierai pas ce « Oysters » du Pont des Artistes, où l’intense émotion dégagée par le groupe est montée jusqu’à la régie qui surplombe la scène,  légère. La vitre avait disparu. On ne pouvait que les écouter, bouche bée.

« Dirty World »

Live de « Chance » à One Shot Not

Weather (naïve)

1. Weather
2. Objects in mirror are closer than they appear
3. Feeling for the wall
4. Chance
5. Oysters
6. Rapid Fire
7. Chelsea Hotel
8. Dirty World
9. A Bitter Mule
10. Crazy and Wild
11. Petite Mort
12. Dead End
13. Don’t take my kindness for weakness

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  1. j’aime bien le contraste de sa voix très douce et dirty world! Et la musique est bien ‘adaptée’ je trouve

  2. […] Weather, que je vois comme une promenade tranquille un jour de pluie, Meshell nous invitait à prendre le temps. We Have Band est un trio londonien qui propose tout à fait le contraire : leur son fuse, […]

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